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  • : Billets d'humeur et réflexions engagées autour de la vie politique et citoyenne de Saint-Mandé et du Val de Marne
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Jean EROUKHMANOFF

Médecin généraliste à Saint-Mandé, ancien conseiller général et maire-adjoint de la ville.

Le Zoom Sur

Saint-Mandé et moi

RUE JEANNE D'ARC: C'est dans cette rue que mes parents ont choisi de s'installer ,en 1956 ,j'avais 4 ans.

RUE DU COMMANDANT MOUCHOTTE: C'est la rue de mon école maternelle puis , primaire. On l' appelait "Mouchotte" mais elle a été baptisée Charles Digeon.

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE(anciennement rue de la République): J'y ai installé mon cabinet de Médecine Générale, pour soigner une patientèle qui me ressemblait, j'avais 25 ans.

Rue de l'ABBE POUCHARD: Mon fils aîné y a fait ses premiers pas.

Rue DE BERULLE: La rue du Conservatoire Robert Lamoureux, ma fille contrairement à ses frères adorait les cours de solfège.

Avenue DAUMESNIL: C'est là que nous nous sommes installés avec mon épouse, pour élever nos trois enfants et recevoir désormais avec un grand bonheur nos deux petits-fils qui attendent avec impatience la réouverture du Zoo.

Archives

Bio

1956 Je découvre Saint-Mandé, le bois ,les manèges ,le zoo, et les coupes de cheveux réglementaires d'Edmond, le coiffeur de la rue Jeanne D' Arc. 1969 :j'obtiens mon bac au lycée Berlioz. 1976 : j'ai fini mes études de médecine et j'effectue mon service National dans le 404 ème Bataillon de Commandement et de Soutien. 1977 : j'ouvre mon cabinet de Médecine Générale à Saint Mandé et je crée une consultation de Médecine Générale au dispensaire ST Yves ,à La Courneuve ,ne pouvant refuser la requête de Sœur Cécile, une patiente que j'ai soignée lors de mon internat au Hertford British Hospital,à Paris. 1980:Le Sénateur -Maire Jean Bertaud célèbre mon mariage avec Michelle, Chirurgien -Dentiste qui exerce avec moi ,avenue du Général de Gaulle. 1981,1984,1987 : Trois très grandes années, la naissance de mes enfants. 1995 : J'intègre le monde politique local de Saint Mandé, je deviens Conseiller Municipal ,puis Adjoint au Maire. 2001 :Je suis élu Conseiller Général de Saint -Mandé. 2008 : Je suis réélu Conseiller Général par les Saint- Mandéens.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:24

   Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

Le monde du cinéma est en deuil, Leslie Nielsen (" Y a-t-il un pilote dans l'avion?") nous a quittés. Certains inconditionnels émus ont immédiatement accouru et posé la question nielsenienne : « Y a-t-il un corps dans le cercueil ? ».

Déjà chacun se penche sur le scénario qu’il aurait laissé avec cette future scène d’anthologie au cours de laquelle Leslie, déçu du ciel politique français, claque la porte de l’Airbus A 880 en plein vol, or ce monstre d’acier, inoxydable aux intempéries rappellerait par sa silhouette une lilloise célèbre. Et selon le script toute ressemblance avec une personnalité politique de gauche ne serait pas fortuite. Ce véritable cuirassé de l’espace, massif,  cheveux courts aurait reçu des chocs d’énormes météorites. Certains passionnés auraient répertorié « 35 heurts » sur la carrosserie.

Mais on le sait maintenant, toutes les hypothèses sont autorisées : l’acteur avant son dernier soupir aurait laissé tomber une boule de verre représentant une tour Eiffel sous la pluie et aurait prononcé en la laissant tomber : « Roseboud… », du coup à gauche on jure que cette ministre serait de droite.

Il n’empêche, lorsque Leslie saute de l’avion sans parachute, il n’est pas seul, il tient par la main une vedette à laquelle il pose une question : « C’est Go ? », elle lui répond : « Ségo, oui ! ». Une fois lancée l’héroïne tourne la tête vers Leslie qui l’interpelle :        

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?   

 

 

_ C’est brave à cette altitude !

_ Mais c’était ça la bravitude.

Puis elle s’adresse à nouveau à Leslie :

_ Ecartez les bras comme moi, ça freine. D’ailleurs Dan Brown explique dans « Anges et Démons » comment le camerlingue doit s’y prendre pour ralentir la chute.

_ La camée dingue ?

_  Vous me vexez, c’est le chef des Illuminati…

_ C’est bien ce que j’avais compris.

Par chance l’avion fou plonge, ils avaient tous oublié que  le matériel informatique n’était pas livré avec la carcasse au départ. Devant cette tragédie, le concepteur,  brillantissime, interrogé par les chaines de télé ne cesse de hurler :

_ Mon bébé, il va s’écraser, mon bébé. Mais pourquoi ai-je oublié le principal ?

Mais l’appareil en plein piqué passe entre les héros de l’espace qui se jettent in extrémis  à l’intérieur. Leslie branche les fils sur le crâne de sa partenaire. L’appareil se redresse, fonce dans le vide sidéral et disparait de la galaxie.

Depuis le sol un homme aux cheveux blancs commente ce suicide collectif depuis son bureau new-yorkais :

_ Leslie a disparu au bon moment, avec une piquée, une allumée et son conjoint le scénario ne pouvait se terminer par une happy end !

 

 
 

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:02

 

Avec-FRANCOIS-FILLON--Premier-Ministre.jpg

 

 

68 % des français ne sont pas satisfaits du nouveau gouvernement. Ennuyeux quand il s’agit de véritables généraux nommés pour un double combat : celui des élections législatives et des présidentielles.

Notre président est au plus bas dans les sondages. Fâcheux  à moins d’un an et demi du renouvellement du mandat.

Tout est-il donc perdu ?

Analysons d’abord le remaniement.

 Madame-la-Ministre-28-juillet-09-240.jpg

Que l’on ait gardé Fillon, parfait, il aurait été suicidaire d’agir autrement, mais pourquoi avoir tergiversé, avoir envoyé Borloo effectuer un tour de France comme s’il était en mission spéciale pour Qui-On-Devine. Et pourquoi avoir été tenté de renvoyer l’homme de droite le plus populaire de France, de mécontenter les députés UMP en privilégiant un radical au curieux look, de valoriser l’homme du Grenelle de l’environnement dont personne ne sait ce qu’il a créé vraiment à part les kilomètres de promesses ?

Ensuite pourquoi avoir donné le sentiment que c’est la rue, les sondages et les médias qui ont fait nommer l’ex comme futur. On imagine mal De Gaulle ou Mitterrand se ranger derrière l’avis de l’IFOP, ou de BVA. Le grand problème réside dans le fait que réalisée de cette manière l’élimination à la dernière minute de Borloo, a été ressentie par lui comme une humiliation. Le passage à la trappe de celui qui pensait se faire couronner de lauriers le ridiculise mortellement, d’autant que l’affront est public. La blessure ne se refermera pas. La meilleure preuve en est la réponse maitrisée de l’ancien ministre du Développement durable, sa non-réaction. Sa vengeance totalement intériorisée, dominée, n'en deviendra que plus dangereuse quand elle sera reprogrammée. La confirmation en a été donnée avec ce déjeuner partagé avec le président deux jours après, cela démontre bien que les remerciements auront lieu en leur temps sur un terrain que l’outragé aura choisi à un moment qui sera le sien, en dissociant totalement la réponse de la vexation initiale.

Maintenant que penser des autres sortants. Si on ne les a pas gardés, il faut croire que les raisons de les remercier dominaient. Mais si par courtoisie le président a  évité de les accabler, pourquoi sortir les violons et, lors de la conférence de presse, jouer les Roméo sous le balcon d’une Juliette-Woerth qu’on vient de répudier ?

Quant à Fadela Amara et à Kouchner, tout comme Hirsch, ils n’auraient pas dû y entrer. Il ne suffit pas de n’être ni pute ni soumise pour mériter un ministère. Comment celle qui revendique sa fierté a-t-elle accepté de supporter « inertie et sectarisme » selon ses termes et regretterait-elle de ne plus en être ?

Malgré tout, ne boudons pas notre joie car le Val-de-Marne est à l’honneur avec Marie-Anne Montchamp qui a reçu le portefeuille de la Solidarité, elle en connait parfaitement le domaine puisqu’elle est à l’origine de cette loi cadre du 11 février 2005 qui a révolutionné les droits des personnes handicapées.

Avec Marie-Anne Montchamp et Jacques Bitchatchi 

Tous les départements ne peuvent s’enorgueillir d’être représentés par un ministre.

L’avenir quel devrait-il être pour la droite?

Le centre va revenir en force en particulier si le mot d’ordre « Centriste de toutes les tendances unissez-vous » est suivi. Si Borloo, Morin, de Villepin s’associent, leur mouvement pourrait créer un autre choc que celui de « Debout la France ». Et là encore un ancien humilié va retrouver un rôle mérité, c’est Raffarin ancien premier ministre qui a été lamentablement lâché au sénat lorsqu’il brigua le poste de président pour un Larcher sympathique mais qui symbolise la panse et non la pensée de l’assemblée ; ses seuls points forts furent de vouloir se battre contre l’ancien premier ministre et d’être le signataire d’un lamentable copié-collé sur l’hôpital qui fit croire à ceux qui n’en connaissaient rien qu’il en savait plus. Vexer Raffarin fut une inutile bévue et lourde erreur, s’il s’associe aux trois centristes déjà nommés et que les amis de Bocquel ne soient pas de la laine de leur chef, le centre posséderait de belles cartes.

Alors pour reprendre la question : tout est-il perdu ?

Tout dépend de la gauche, or malheureusement Aubry qui a voulu tremper les mains dans le cambouis a mis les deux pieds dans le béton et ne décolle pas, et Ségolène est en pénitence au lieu dit « La Bravitude » quelque part vers St Jacques de Compostelle car elle ne lui a pas pardonné de ne pas savoir ce qu’elle faisait.

Leur quasi absence de réaction lors de la constitution du nouveau cabinet de Sarkozy, est une tragédie non pour la gauche mais pour la droite car, comme dans « Johnny Guitar » ces femmes vont s’entretuer, pour offrir son meilleur rôle à leur oncle d’Amérique : DSK !  

 

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 08:40

 

  Liste municipale2008Des talents, les partis n’en manquent pas, l’ennui c’est ce qu’on en fait.  

  On les appâte aux municipales, où ils vont servir de phares pour la pêche lors de la grande marée espérée, puis on fera tout pour éteindre les sémaphores, une fois le chalut rempli.

  On va couper le courant de l’information, la plupart vont se mettre à clignoter puis viendra l’extinction. Ceux qui sont en surchauffe vont être orientés vers les terres au cas où un voilier se serait perdu dans le port. Les consciencieux atypiques on les orientera vers un éclairage de jour, en attendant l’éclipse. Les derniers qui n’auront pas compris les conseils, vont voir  arriver les électriciens, cousins des plombiers de Nixon.

 

   Voila pour la métaphore. Maintenant  soyons précis et sérieux.

    Un parti brillant mais en difficulté ne peut commettre d’erreurs.
 
  Dans une élection délicate où 26 candidats doivent représenter et attirer les électeurs de 47 communes, sélectionner des personnes réputées pour n’avoir comme compétence que leur proximité extrême à l’égard d’élus n’engendrera que dégoût chez les électeurs qu’on veut convaincre et qu’il faut éviter de prendre pour des naïfs.

  Coups bas, croche-pieds, compérage pour constituer une liste est une deuxième erreur, le champ de bataille se situe au contact de l’ennemi pas dans ses rangs.

   Enfin ne pas honorer ceux auxquels on doit tout représente certes  une erreur  mais d’abord une faute.

 

  Allons plus loin et parlons vrai pour mériter les commentaires de Nicolas de Surmont. Quels candidats auraient eu leur pleine place dans la liste des Régionales? 

  Et commençons par Saint-Mandé avec  « l’UMP d’en bas »,  ces jeunes qu’on voit partout qui tractent, affichent, organisent et étoffent les réunions électorales. Un nom : Julien Weil Avec-Julien-Weil--Etudiant-en-Droit--.jpgqui n’hésite pas à interpeler même avec beaucoup d’assurance la rayonnante Rachida Dati. N’a-t-il pas déjà lui plus de légitimité qu’un beaucoup moins jeune qui n'a plus aucune fonction au sein de la mairie de Saint-Mandé ?

  Et nos Conseillers Municipaux qui oeuvrent chaque semaine pour ne pas dire tous les jours et qui ont été élus ? Des noms ? Chez les jeunes : Christine Sevestre, Jérôme Letier, Quentin Bouchacourt, Stéphanie Bronsztajn, Pascale Trimbach,Sarah Gauber. Chez les "mediums" : Brigitte  Osmont, Evelyne Cellard, Alain Assouline. Et les autres : Marie-Pierre Legall, Dominique Jusot  Philippe Polito, Guy Arlette, Anne Carrese, Guy Machin, Gilles Clerc-Renaud, Marc Médina, Paul Desvaux présents dans les commissions et sur le terrain.

  Plutôt  que d’être nos porte-drapeaux naturels, ils vont se retrouver …au service du pistonné à la médaille à peine sortie de la boite.

  Et bien sûr,  tout adjoint avait sa raison d’en être, à fortiori celle qui avait postulé et qu’on a fait tourner en rond au son du célèbre « c’est  pas moi c’est l’autre » … auquel il fallait demander. Facile !

 

  Elargissons, car ces élections dépassent notre ville et concernent le département.

  Quelle est la situation?
 
  Dans le Val de marne existent certains ténors, malheureusement fort peu. 
  Efficaces ? 

  À vous de juger.

  N’est-ce pas un non sens que d’être l’un des deux départements de France tenus par le Parti Communiste, et d’être dirigé par celui-ci depuis 1/3 de siècle ?

  N’est-ce pas inadmissible qu’à l’occasion des dernières élections, en 2008, de 23 Conseillers Généraux de droite, contre 26 socialo-communistes, nous soyons descendus à 18 (-5 or l'élection n'a porté que sur 25  des 49 cantons puisqu'on renouvelle la moitié de l'assemblée tous les 3 ans) ?

  Pourquoi ?

  Parce qu’en politique les Domenech doivent disparaitre et ne pas interdire le terrain aux futurs Zidane.

  François DulucFrançois Duluc le meilleur orateur d’entre nous au Conseil Général, le plus pertinent, le plus cinglant envers nos adversaires, mais surtout le plus compétent dans les problèmes budgétaires et culturels de notre département n’a pas été retenu au sein de la liste régionale, et ne serait pas soutenu lors des élections cantonales de 2011. LAMENTABLE !

  Marie-Anne MontchampMarie-Anne-Montchamp.jpg députée, ancien ministre, brillante oratrice retoquée parce que porteuse du redoutable VDV (Virus de Villepin).  

  Encore deux regrets :

_   Karine Renouil à Nogent, reléguée non éligible car inquiétante puisque Nouveau Centre

_  Bruno TranBruno Tran solide Conseiller Général aurait mérité sa place pour asseoir sa présence dans un fief de droite en pleine zone rouge

 

  Comment la droite peut-elle briller quand ses leaders potentiels vont être victimes de :
_la méthode Besson: l’augmentation de leurs expulsions ...du monde politique pour laisser la place aux autres. 
_ou celle de ce film "Welcome" avec V. Lindon, qui exige pour rester en course, de pouvoir nager...  jusqu’à plus soif d’eau salée ?

 Qu’en pensent les ténors en place ? Où vont leur pensées?
Reprenons la métaphore:

 Après les phases « Je vous ai compris » on passe à «Evacuez, y a rien à voir », le pécheur change de casquette et se fait armateur il monte sur son voilier pour un « Vendée Globe », voire la Coupe de l’ «América », mais, magnanime,  il consent à agiter la main en virant de bord à quelques encablures des témoignages du passé, quoiqu’en général il préfère être salué, bien sûr très simplement, et le son des cornes de brume ne lui déplait pas.

  Certains amiraux, malgré tout, ont avoué quelque tristesse devant ces édifices qui ont  longtemps servi et qui finissent par s’écailler mais la priorité est de s’en écarter avant qu’ils ne s’écroulent.

 

 Vous l'avez compris, d'habitude tout le problème réside dans cette réalité de l’après campagne qui n’a rien à voir avec l’avant.
  Et ce qui est devenu extraordinaire dans cette élection est que le "tragique après campagne" apparait déjà avant. Que nous réserve alors l'avenir? 

  Mais une certitude : nos deux têtes de liste échappent totalement à ce raisonnement et  leur valeur mérite notre soutien.
 Souhaitons que Laurent Lafon et Marie-Carole Ciuntu parviennent à faire oublier la pâle image des égarés de la liste, et en véritables locomotives enfoncent les lignes socialo-communistes.

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:00
affiche-villepin-siege-ump 36
Un groupe de comédiens qui ne semble pas manquer de moyens mais qui, par le talent n'y parvenant pas, souhaitent faire parler d'eux, collectionnent les apparitions spectaculaires. Leur nom "Action discrète" rappelle celui du mouvement d'extrême gauche (Action Directe) responsable de l'assassinat du PDG de Renaud. Il y a quelques jours ils ont loué un camion à nacelle pour suspendre sur la façade de l'immeuble de l'UMP une affiche géante de D. de Villepin, et obtenir une photo-choc.

  Une plaisanterie de potaches de gauche sans gravité qui aurait mérité l'élégance d'un sourire et l'absence de commentaire.

Mais c'était sans compter sur Mathieu Barbot, José Vandamme muté en chargé de mission à la communication de l'UMP!
  Las! "Y a qu'un cheveu sur la tête à Mathieu, et la cervelle de Rambo dans le crâne de Barbot ..."! Pas facile donc, d'ailleurs on ne sait si Coluche en inspecteur "La Bavure" aurait fait mieux. 

  Il commença finement par déclarer, une fois l'image mise à terre " ça tombe bien on avait besoin d'un tapis".
  Homme d'idées, il était assez fier de sa répartie, et, sentant la gloire à deux pas, véritable héros de la situation, il franchit ce Rubicon où coulaient les lauriers ...encore une fois, hélas! Les lauriers ne coulent pas, les larmes oui. Quel mélange, affreux mélange, fatal embrouillamini! Car les journalistes l'entouraient, avec leur micros, un peu comme quelqu'un dont il ne se rappelait plus le nom, fut accueillit par une foule dont chacun tenait une branche d'olivier, avant d'entrer dans une capitale. Les souvenirs se bousculaient et empéchaient toute clarté, mais une certitude existait: les destinées des grands hommes se rejoignaient!

 L'UMP, une partie de la France était derrière lui, il devait en avoir le sentiment, en tous cas ceux-ci le lisaient au moment où il déclara sur "Humour de Droite", avec peut-être une petite pensée pour Armstrong posant le pied sur la lune: "On a marché sur de Villepin".
 Magnus Mathieu, gladiateur UMP vainqueur d'un ancien premier ministre n'hésite plus, il sent qu'il a le vent en poupe, il devinait qu'un jour serait son jour, la suite lui donnera raison, il décida la diffusion d'une photo montrant trois personnes piétinant
le portraitde-villepin-tapis-ump 34-copie-1, étalé sur le trottoir, de Dominique de Villepin.

 Il devait se sentir enfin apaisé, presque content, en tous cas épanoui. Il devait imaginer ses pairs parlant de lui. Sa carrière allait basculer, il le pressentait. Devancer son chef, anticiper, tout en se calquant sur la Pensée UMP, tout ça il l'avait parfaitement intégré. Il allait faire des envieux!
  Le secret d'un succès était simple et là, on n'avait pas besoin d'avoir fait Dauphine pour le deviner, il suffisait de passer ses années de fac au cinoche, et si on prend "La Vérité si je ments", la vraie philosophie économico-politique elle se situait là, presque du Keynes: "il faut donner sa chance au produit", et ici le produit c'était, il fallait l'avouer, lui.
  
  Hélas! Il y a les génies, et les incompris...

  Entre les rancoeurs, même les haines et le droit d'afficher il y a la V.O., version officielle, et le mot d'ordre: "Aucun mot sur lui", pas Rambo, l'autre, celui dont je dois taire le nom, enfin Lancelot, le champion de Guenièvre-Bernadette; il y a aussi le slogan: "Tout va bien", dans l'esprit du film de Godard (long travelling sur les bidonvilles au son d'une musique lissée de Stone et Charden).
  Bref il aurait mieux "lu" le film il aurait compris que c'était le jour de sortir son sourire, pas celui qui plaisait tant aux petite u.m.pettes venues lui demander la faveur d'entrer pour croiser Fillon ou Copé, mais le fameux "sourire mielleux" de José Garcia.
  Il avait allumé un gros pétard et regarda la mêche se consumer.

  Il eut quand même un petit doute, cette fois, il avait raison.

  Le lendemain deviendra jour de pénitence, "démarche personnelle", "plaisanterie de mauvais goût" avouera-t-il, la flagellation sera lourde.

 Aux militants, d'où qu'ils proviennent je rappellerai donc qu'un sourire est plus efficace qu'une idée personnelle, souvenez-vous de la bonne mine de ce vendeur de pastis qui était si jovial qu'il passa par la case ministre avant de devenir, et être encore aujourd'hui, sénateur!

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:16

  On attendait la nouvelle depuis quelques années, mais les harkis, des sous-hommes, ça ne les avait pas choqué au PS. On continuait d'aller le saluer, interdit de toucher au pote.
  Puis ce fut le tour des "noirs", trop de noirs dans les équipes de foot, il ne fallait pas s'étonner qu'ils entonnent le chant des guenons quand un "noir" touchait la balle, c'était des supporters, c'est pas du racisme, ils "chahutaient"! D'ailleurs un copain à Evry, lui, en aurait bien importé pour l'émission de télé, puisqu'il se plaignait qu'"il y avait trop de blancos" sur la place principale de sa ville, ça faisait palot sur les écrans.
  On continua donc d'aller serrer la main à Georges, qui est un marrant quand il se lache. Mais d'autres avaient bien serré celle de Pétain!
  Il était temps qu'il s'attaque au juif, c'est ça l'égalité, enfin il ne s'est pas attaqué au juif, il a repris une vieille expression populaire, on ne va pas l'accuser de pratiquer le patois, là ça serait la vraie discrimination.
  Et maintenant ils se fâchent à Paris! Si seulement il n'y avait pas eu d'élection on aurait profité de bons coups de rigolade, parce qu'il manque les jaunes, les arabes, je suis sûr qu'il en aurait trouvé d'autres, parce que je suis persuadé qu'en privé, le copain il est encore plus drôle, comme tout le monde, faut pas voir le mal partout...

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 22:15
 JDD Big bang à l'UMP!
 À la joie, la bonne humeur, l'esprit unitaire qui devaient régner lors de l'annonce de cette liste des candidats aux régionales du parti de N. Sarkozy ont fait place la rancoeur, voire la haine. Et les sifflets qui ont accompagné le défilé presqu'illisible des noms des heureux gagnants sur l'écran géant de cette salle, près de l'Aquaboulevard, résonnait comme le signal de la révolte des "godillots".
  Le peuple a faim de démocratie, l'UMP aussi. Le temps des barons et des larrons est fini, les élus sont représentatifs d'une fraction d'électeurs, les militants aussi. Une désignation de candidats ne peut être le fait de princes. 
  Ou bien certains, courageux, évoqueront la "copinocratie" comme Thierry Lazaro député-maire du nord, ou d'autres, en écoutant les rumeurs sur une certaine liste, de "maitressocratie".
  Alors un peu de perestroïka avant que le déviationisme ne nous entraine vers le stalinisme.
  Oublions vite les noms que vous cherchiez à nous cacher et souhaitons une liste à la hauteur. Sinon ce Big bang risquerait de créer de nouvelles planètes.
  Note de l'auteur :  commentaires "spicy", entre les dazibaos et "Gala".
   
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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 00:32

  "L'homme est né libre, et partout il est dans les fers", première ligne du premier chapitre "Du Contrat Social", quelle meilleure référence pour aborder le problème de la burqa?
  Sur ce vêtement se cristallisent passions et réflexions depuis plusieurs années. Dans un monde qui cherchait désespérément une égalisation faute d'égalité, ce qui a semblé un recul de civilisation a fait chavirer les certitudes et nous a forcé à redéfinir le rôle de notre société et de la démocratie.

  Les concepts fondateurs de notre monde sont au nombre de trois:
Egalité, Laïcité, Liberté.

  Prenons l'égalité, la burqa crée indéniablement deux groupes d'individus classables selon le sexe, celui des hommes et celui des femmes. Elle introduit une liberté d'expression et d'identification chez les uns qu'on ne retrouvera pas dans le deuxième groupe, dont chaque membre devient semblable à l'autre et méconnaissable. 
  Ce vêtement implique en outre une pénalisation pour les épouses puisqu'il est à porter tous les jours, tout au long de l'année malgré son inconfort. La châleur de l'été (le noir possède la propriété d'absorber les rayons solaires donc la châleur) n'y change rien, les circonstances exceptionnelles non plus, les activités physiques (sport) sont rendues aprticulièrement complexes même si les femmes parviennent à se baigner avec (même dans la mer morte) ... tout cela alors que leur époux affichent une totale liberté. Entre supériorisation et infériorisation, sauf à vouloir cultiver les paradoxes, la position de la femme est facile à définir.
 Force est de constater que nous sortons du principe d'égalité propre à nos régimes démocratiques.

  Laïcité: ce principe demeure incontournable dans notre société française. Or l'inégalité supportée (le port de la burqa nous venons de le voir est peu confortable) n'est admise qu'au nom d'un principe supérieur, issu d'une théologie qui l'inspire. Qu'à titre personnel chacun s'adonne à une pratique, pourquoi pas, tant que nos principes de vie (égalité, liberté) ne sont pas remis en question, tant que cette pratique n'interfère pas avec notre égalité de vie avec les autres. Mais si pour traverser une frontière je refuse de présenter mon visage, comme chacun a l'obligation de le faire, ou si je passe un examen sans que l'examinateur ne puisse vérifier s'il s'agit de moi ou d'un ami polytechnicien, mon attitude devient contraire aux lois et au mode de vie de mon pays. J'exhibe ma religion et je déclare que ses principes sont au-dessus de ceux de mon pays. Nous sortons donc du principe de laïcité, puisque le droit religieux dépasse le droit commun.
  Ceci est propre à la burqa et non pas au foulard, au port de la croix ou d'une kippa.

  Enfin la liberté, socle de la philosophie de notre occident, comment accepter de la remettre en question?
 Le "Dieu est mort" de Nietzsche devait sonner le glas des théocraties, la chute du mur de Berlin aurait dû nous faire entrer dans le"Crépuscule des Dieux Humains (Staline, Mao ...)" et des théories. 
  Dans ce nouveau siècle qui aurait dû être celui de l'épanouissement de l'homme et de la nature, comment supporter cet enfermement physique, comment accepter cette réduction de l'esprit?
 
 Certaines femmes choisiront de porter la burqa par conviction, un petit nombre, comme les soeurs, dont la contrainte est moindre et le célibat volontaire aujourd'hui, ou comme les stylites qui vivaient en hauts de leur colonne.
  Il y a aussi celles qui subiront cela, telle une pénitence consentie et dont  Molière aurait pu faire déclarer "Et s'il me plait à moi d'être en burqa?".

  Le problème reste pour toutes les autres.
  Dans des cités où régne la loi du plus fort et où le port de la jupe est interdit par pères frères maris, ou par les bandes qui s'autorisent à sévir par le viol-sanction,dans les quartiers où on brûle celle qui ne "veut" pas, dans un pays où des femmes sont battues (même à Saint-Mandé) comment imaginer honnêtement la liberté de choix? Avant de répondre il faut s'immerger dans ce monde de tours, loin de Saint-Mandé, bien loin du VIè arrondissement.   
  Avons-nous le droit de rester aveugles ou complices devant ce terrorisme?     
  N'aurions-nous pas dénoncé comme tel, le noviciat au XVIIIè siècle ?
  Et si elles nous affirment la désirer cette burqa?
  L'un des problèmes soulevé par Rousseau demeure que "Les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu'au désir d'en sortir: ils aiment leur servitude ...". Comment tenir compte de leur volonté déclarée?
  Rappelons-nous ce personnage créé par Harriet Stowe, aussi fervente abolitionniste de l'esclavage que Victor Schoelcher. Cet Oncle Tom, noir au coeur pur, à l'esprit fidèle et dont la morale chrétienne permettait de dépasser sa situation d'esclave, il avait accepté sa condition de non-homme et pouvait symboliser celui qui mérite d'être libéré. On aboutissait au "gentil noir"qui aurait gardé ses chaînes pour l'affection d'Eva. L'erreur, consistant à situer la capacité d'être libre par ses qualités, son dévouement et non par essence, en inversa la symbolique.
  Aux USA dans les années 60, le noir soumis, l'Oncle Tom démontra l'existence d'un imaginaire raciste chez les blancs. Et dans les autres pays?
  Oncle Tom, Oncle Ben, M. Banania même combat?
  Il était temps que le Black Power secoue les blancs sur leur cocotier. 
  Mais Oncle Tom et les autres, ne sont-ils pas les frères des porteuses de burqas?

  Avant Stowe, et mieux qu'elle, un autre a secoué les chaînes, avant que le peuple ne les brise, terminons avec lui: 
 "Tant qu'un peuple est contraint d'obéir et qu'il obéit, il fait bien; sitôt qu'il peut secouer le joug et qu'il le secoue, il fait encore mieux" J.J. Rousseau.
 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 16:29

 Cette semaine encore, un journal s’est prêté au jeu sinistre de l’exhumation des corps. Une photo d’Ilan Halimi avant qu’il ne meure a été exposée dans une publication en manque de lecteurs. Or non seulement l’homme en question n’avait pas donné son accord, ni sa famille, mais présenter un jeune, torturé, agonisant avant son décès ne peut être revendiqué comme une marque de respect à son égard. Quels que soient les prétextes invoqués (l’information, la révolte …) et qui seront mis en avant, il est des moyens de vendre qui donnent la nausée, des lecteurs qu’il vaut mieux éviter de garder et de flatter.

  Déterrer des morts pour une bonne cause n’existe pas. Et la Science ne peut accepter d’être le paravent d’esprits malsains sinon la société dont elle est issue évoluerait de manière inquiétante. Laissons cette difficile et sale besogne à ceux auxquels cela répugne plus qu’on ne le pense en regardant les séries télé : les enquêteurs.

  Pour étoffer mon propos je vous soumets cette histoire vraie. 

  Il y a quelque temps une personnalité impliquée dans la vie politique de son époque, en charge de hautes responsabilités religieuses, excellait dans chacune de ses interventions au sein de sa cité, ceci  ne manqua pas de fasciner un certain nombre de ses concitoyens. Outre les qualités décrites, on le reconnaissait comme le meilleur écrivain de son pays, tout ceci ainsi que sa vie privée très riche subjugua les intellectuels qui lui succédèrent. Or une société de Phrénologie (disparue depuis, je vous rassure), dont les études se situaient au carrefour de la médecine de la psychologie, venait de voir aboutir ses travaux  et ceux-ci prouvaient de manière formelle un parallélisme entre la morphologie du crâne et l’intelligence ainsi que le caractère.

  Ca vous rappelle 39-45, non chaque siècle a eu ses dingues.

  Les membres de la dite société, venant de « franchir un grand pas dans l’histoire de l’humanité », arrivèrent à convaincre le pouvoir qu’en appliquant au cerveau d’un génie les conclusions de leur recherches ils détenaient les clés de l’avenir de toute personne, et osons-le du destin de l’Homme! On déterra donc un corps, et ces « scientifiques » examinèrent, disséquèrent le crâne jour après jour. Effondrés (je l’espère), et pressés par ceux qui regrettaient d’avoir été entraînés dans cette folle galère ils le rendirent à la terre sept jours plus tard.

  La science associée au monde politique, comme souvent, tâcha d’oublier son délire, mais l’un des scientifiques ayant fait un moulage du crâne, et celui-ci ayant été déposé dans une vitrine, à coté de la tombe, la démonstration de l'égarement scientifique se trouve  à la portée de chaque touriste attentionné. Bien sûr les guides détournent pudiquement leur public de la démonstration que la science peut faire peur.   

  Mais, au fait, de quel pays pouvait-il s’agir ?

  De quel siècle ?

  De quel homme célèbre ?

  Le corps en question est enterré dans la cathédrale Saint-Patrick en Irlande.

  En 1835, c’est le pauvre Jonathan Swift qui fit les frais de ces phrénologues encore en liberté, et lui dont la réplique du crâne  demeure la preuve éternelle de la folie humaine. 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 22:30
 Tel Louis XVI réajustant sa coiffe après le passage de la guillotine, Edouard balladur réapparait époussetant son dernier dossier, un document dont il est très fier puisqu'il l'a signé de sa main.

  Edouard Balladur est un homme fort aimable, mais un peu décalé. Son rapport sur le temps qui passe, en pleine crise mondiale, alors que la Guadeloupe émerge d'un coma qui aurait pu lui couter la vie, semble "un brin" surréaliste.  Pas moins, me direz-vous, que l'agitation de cette, toujours jeune, touriste flashée par "Paris Match" accompagnée de son nouvel ami arpentant après Mougins les ruelles de cette autre cité pour milliardaire: Marbella, juste avant qu'elle ne parte s'indigner de la situation tragique de ces pauvres qui souffrent dans nos Teritoires d'Outre Mer. 
  Alors, Edouard et Ségolène mêmes combattants ?

  Pour l' "Affaire du Pélican" tout a commencé il y a quelques jours à la sortie du  restaurant Le Divellec, cet étoilé Michelin qu'appréciait aussi énormément François Mitterrand. On n'a pu savoir si c'était après un Corton Charlemagne  accompagnant un turbot braisé aux truffes, mais le président de la commission lâcha quelques confidences sur ces régions qu'on allait effacer, ces Conseillers Généraux qui haussaient un peu trop la tête. 
   Grosses bulles des Comtes de Champagne ou ballon d'essai ?

   Hier le rapport est tombé! 20 propositions concoctées par une brochette de "fin de règne sur le retour", 17 en forme de tire-bouchon pour carafe, et, pour rester proche de ces fins becs, 3 propositions annonçant des exécutions avec la grâce d'un cosaque qui voudrait sabrer un "Pétrus". 
  
  Analysons les "avancées novatrices", majoritaires, mélangeant  N², O², CO², CO, H² ..., en quatre mots "brassant de l'air", ou pour faire plaisir à notre ex Premier Ministre aussi riches en idées que les "écumes" d'El Bulli en calories:
  - regrouper communes, départements, tracer des cartes, ajouter des élections, créer des "métropoles", modifier quelques détails administratifs ... tout cela "sur la base du volontariat", donc pour ceux que ça intéresse.
  Si M. Balladur connaissait le schmilblic, il nous confesserait qu'il ne l'a pas fait avancer.
  Disons que M.  Balladur n'a pas inventé l'oeuf sans coquille, mais nous fait redécouvrir la palourde vide.

  Maintenant, aussi subtil que D. de Villepin plongeant dans la "piscine" (des R. G.), l'ingénu M. Balladur cherchait-il à tester lors d'un concert surprise un nouvel instrument, offert par un ami, ancien président: les orgues de Staline? C'est son petit côté décoiffant si méconnu, le deuxième visage de Janus nous aurait-t-il avoué si on l'avait interrogé, presqu'une faiblesse que son directeur de campagne aurait alors transformé, en jurant de le lui expliquer après, en un style "Wight", une "Woodstock touch":
  -réduire les régions à 15, supprimer les Conseils Généraux, voter pour des élus sur liste, créer "Le Grand Paris".

 Le "Grand Paris" ça peut se concevoir, mais ça doit être réfléchi, discuté, travaillé par les responsables politiques en charge de la région, et non par ceux qui sont officiellement déchargés de fonction, ou ceux, ségolènisés de longue date, qui voudraient faire un dernier come back tels les Blue Brothers: "en mission pour le Seigneur".

 N'oublions tout de même pas que le président a choisi un secrétaire d'état chargé de la question du "Grand Paris": Christian Blanc.

  Réduire les régions à 15! Pourquoi pas à 10, ou les supprimer? Tout supprimer? Commençons par celui qui n'est élu de nulle part, qui aura tout raté même son passage sur l'échafaud politique. Une région demeure une entité forte, un deuxième âme pour tout citoyen, l'Auvergne ça n'est pas virtuel, la Picardie non plus avec cette frontière de la Bresle, cette éternelle rivalité entre Le Tréport et Mers les Bains par exemple. Prenons enfin ces Pays de la Loire, la Vendée possède une histoire, des héros, et si on l'a oublié, n'effaçons pas les grandes pages de la littérature, Châteaubriant en tête.
  Quant au Conseil Général (CG)au budget de 2 milliards d'euros, c'est l'échelon fondamental qui permet de pointer une carence et d'avoir les moyens d'y remédier. Ce n'est pas une ville comme Saint-Mandé avec ses 30 millions d'euros par an, qui peut financer une couverture de RER, de plusieurs millions, ni faire fonctionner la crèche rue de Bérulle dont le coût chaque année avoisine 1,2 million d'euros. Or qui connait la crèche de Bérulle hormis son Conseiller Général qui va tout faire pour défendre son fonctionnement? Ce n'est pas la région qui ne sait même pas qu'elle existe, encore moins l'Etat.  
 Cet échelon est tellement important que M. Raffarin en a fait le socle de sa décentralisation; si un autre premier ministre a raté cette réforme en son  temps qu'il "n'en prenne pas ombrage". Les responsabilités du C.G. intègrent les fonctionnements de l'APA, du RMI, de la Maison des Personnes Handicapées, des collèges, de l'équipement des carrefours, routes ... 
  S'il y a des changements à obtenir c'est plutôt au niveau de ces associations, montages dignes du couple Philippe Noiret-Thierry Lhermitte, ces usines à fromage pour rongeurs musclés des mandibules, où on installe un copain président, un coquin vice-président, la maitresse trésorière, les enfants secrétaires, ces usines à gaz, dont M. Balladur fait la "promotion" de certaines, exige la disparition d'autres n'imaginant pas un instant autant de turpitude.

  Non M. Balladur, les communautés de communes, les communautés d'agglomérations, ce n'est pas le Jockey Club, bien sûr certaines permettront la construction d'un pont, la création d'une voie, l'achat d'un chasse-neige. Mais beaucoup se contenteront de paroles creuses, de volontés communes, bref de grossesses nerveuses, sans le moindre accouchement digne de ce nom, mais nous, citoyens-contribuables nous n'oublierons pas le passage du guide.
  Prenons cette vingtaine de communes associées pendant une dizaine d'années pour tenter d'aboutir à un possible lycée international, imaginé dans le 93 puis le 94 puis le 93, et enfin semblerait-il à cheval sur les deux départements, dont je défie mes lecteurs de me donner la date de la pose de la première pierre, mais notable avancée on y parlerait le coréen, pourquoi pas le finois! 

Ici et ailleurs il y aurait à nettoyer, plutôt que de gonfler certaines communes au maïs transgénique métropolitain, attention nos rongeurs vont se faire aussi gros que les boeufs.
  Quant à la promotion des élections sur liste et non pour une personne donnée, connue dans sa ville, c'est encourager les planqués des partis, les têtes basses des fonds de salle, les raseurs de murs, les surdoués imper mastic regard dans  les godasses, ces héros seulement dignes des tomates pourries de Coluche.
 Tout ceci nous montre que ce rapport ne mérite ni le placard, ni l'ignorance, mais beaucoup de monde et un orchestre de premier plan pour ce moment qui devrait être grandiose: son enterrement avec messe de Requiem.
  Quant à notre héros, il devrait avoir toute sa place non dans cette suite de "Autant en Emporte le Vent", ce n'est pas un Red Buttler, ni de "Violettes Impériales" certainement son film culte mais il en serait le seul spectateur, mais dans ce qu'on annonce comme la suite d'Astérix et Obélix, avec un nouveau nom: Farfelux. 
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Jean EROUKHMANOFF - dans Politique
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