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  • : Billets d'humeur et réflexions engagées autour de la vie politique et citoyenne de Saint-Mandé et du Val de Marne
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Jean EROUKHMANOFF

Médecin généraliste à Saint-Mandé, ancien conseiller général et maire-adjoint de la ville.

Le Zoom Sur

Saint-Mandé et moi

RUE JEANNE D'ARC: C'est dans cette rue que mes parents ont choisi de s'installer ,en 1956 ,j'avais 4 ans.

RUE DU COMMANDANT MOUCHOTTE: C'est la rue de mon école maternelle puis , primaire. On l' appelait "Mouchotte" mais elle a été baptisée Charles Digeon.

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE(anciennement rue de la République): J'y ai installé mon cabinet de Médecine Générale, pour soigner une patientèle qui me ressemblait, j'avais 25 ans.

Rue de l'ABBE POUCHARD: Mon fils aîné y a fait ses premiers pas.

Rue DE BERULLE: La rue du Conservatoire Robert Lamoureux, ma fille contrairement à ses frères adorait les cours de solfège.

Avenue DAUMESNIL: C'est là que nous nous sommes installés avec mon épouse, pour élever nos trois enfants et recevoir désormais avec un grand bonheur nos deux petits-fils qui attendent avec impatience la réouverture du Zoo.

Archives

Bio

1956 Je découvre Saint-Mandé, le bois ,les manèges ,le zoo, et les coupes de cheveux réglementaires d'Edmond, le coiffeur de la rue Jeanne D' Arc. 1969 :j'obtiens mon bac au lycée Berlioz. 1976 : j'ai fini mes études de médecine et j'effectue mon service National dans le 404 ème Bataillon de Commandement et de Soutien. 1977 : j'ouvre mon cabinet de Médecine Générale à Saint Mandé et je crée une consultation de Médecine Générale au dispensaire ST Yves ,à La Courneuve ,ne pouvant refuser la requête de Sœur Cécile, une patiente que j'ai soignée lors de mon internat au Hertford British Hospital,à Paris. 1980:Le Sénateur -Maire Jean Bertaud célèbre mon mariage avec Michelle, Chirurgien -Dentiste qui exerce avec moi ,avenue du Général de Gaulle. 1981,1984,1987 : Trois très grandes années, la naissance de mes enfants. 1995 : J'intègre le monde politique local de Saint Mandé, je deviens Conseiller Municipal ,puis Adjoint au Maire. 2001 :Je suis élu Conseiller Général de Saint -Mandé. 2008 : Je suis réélu Conseiller Général par les Saint- Mandéens.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 09:45

photos iphone maman 002Malgré tous les romans et bien des films, personne n'a réussi à percer le "mystère Rimbaud". Ce poète reste donc un cas à part, totalement incompréhensible... jusqu'à cette photo! 

  Car on peut ranger les écrivains en difficulté en trois catégories:

_ Certains se sont accrochés à une gloire éphémère ou ont pressé le fruit d'une réussite d'une fois, espérant tenir une vie en poussant les mots sur une feuille. Non dupes de leur valeur, ils souhaitaient surtout en prolonger la manne pécuniaire (Françoise Sagan).

_ D'autres, victimes du drame de la page blanche devenaient prisonniers du "syndrome de la crampe de l'écrivain" et mettaient des années avant de nous proposer leur chef-d'oeuvre, par exemple pour Fitzgerald "Tendre est la nuit".

_ Un dernier, Salinger, totalement atypique flamboyait dans un roman fascinant sur un Hamlet de la fin du XXè siècle, puis conformément à son héros dégoûté des hommes et n'estimant rien avoir à leur dire, se cloitrait dans sa propriété jusqu'à sa mort.

  

Ainsi chaque auteur possède sa ligne de vie en accord avec son talent, ses drames intérieurs, sa misanthropie.photos iphone maman 006

 

  Mais curieusement malgré les milliers d'heures passées sur des commentaires de textes pour analyser avec minutie le mot, le vers et la rime de chacun de ses poèmes, les profs de français et d'autres, passionnés, pensaient n'avoir toujours pas compris l'auteur.  

  Le paradoxe persistait: comment, pourquoi le génie poétique d'Arthur Rimbaud disparait à peine adulte, et comment et pourquoi la vie qu'il va mener ensuite se situe à l'opposé de la sensibilité, de la beauté et des fulgurances qu'il nous a offertes?

 

Ce qui devient alors extraordinaire c'est cette photo prise de lui à Aden, la dernière avant qu'il ne disparaisse. Elle nous le présente égaré dans cette société qu'il cotoie, à coté d'aventuriers et d'officiers épanouis. Notre pauvre poète semble en décalage. Une trace de désespoir ou un simple regret dans le regard nous fait saisir la vanité, l'inutilité presque de ce deuxième parcours, bateau ivre perdu en amazonie, Aguirre chez les indiens.

Photo fascinante car elle nous permet peut-être de comprendre son parcours.

 

Je vous ai aidé, à vous de m'indiquer où se situe le poète en partant de la gauche: 1er, 2è, 3è ...

 

 

 

CONCOURS:  De la riviera au Plaza à New York un seul écrivain parvenait à décrire ce monde superficiel et angoissant duquel basculera son épouse Zelda, mais Freud notre troisième écrivain a inventé le divan à la même époque mais pas encore les neuroleptiques. Donc 1er auteur: Scott Fitzgerald, le second écrivit ses livrets et ses opéras: Wagner, le dernier: le grand  Sigmund.

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 10:49

Auteurs fascinants, mais pas toujours célèbres pour leur qualité littéraire, le premier possède l'élégance de son époque, le romantisme tourmenté propre au siècle de sa naissance, le charme vénéneux de l'échec et n'échappera pas au destin tragique de ses héros. 

FITZGERALD 001 

 

 

Auteur certes, mais plus musicien qu'auteur, quoique... 

WAGNER 001 

 

  

Ce qui fascine chez cet auteur qui a révolutionné le XXè siècle, demeure cette générosité propre aux médecins et cette modestie rare que dénieront les envieux (il y a quelques semaines encore). À vous d'analyser l'écriture pour en percer les mystères 

  

 

FREUD 001

   

La semaine dernière: notre auteur angoissé n'était autre que Flaubert! Chacun avait reconnu la madeleine, cette fine pâtisserie que tante Léonie proposait à Proust. Ensuite ce poète naîf c'était Aragon, quant au sportif du verbe, vous aviez deviné que se profilait l'ombre de Hugo. 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:30

  "Mon Cher Maitre,

J'ai bien regretté que vous ne m'ayez pas attendu cinq minutes... C'est demain à onze heures que je passe en correctionnelle. Je serai condamné. Il y a acharnement manifeste..."                                                    

 FLAUBERT 001-copie-1Grandeur, servitude et misère pour l'un des trois plus grands écrivains de son siècle, car si la création reste la plus complexe des étapes qui séparent l'artiste de la gloire, sans reconnaissance et surtout tolérance du pouvoir et des rivaux l'écrivain risque d'être transformé en infirme, misérable albatros à la merci d'un simple "brûle- gueule".  PROUST 001

Loin, très loin de ces tracasseries d'autres vivent au gré de ces instants retrouvés par la magie des pâtisseries de tante Léonie... (un point donné)

ARAGON 002 

Ecriture enfantine, pour une poésie ici certes naïve mais directe. L'auteur fut au moins autant engagé que celui qui suit, notre marathonien... de la rime qui a fini par se retrouver à l'est d'Eden, puis au delà du Styx (nous craignons qu'il n'en revienne point). 

HUGO FARCEUR 001

"...aimez toujours et propagez toujours la liberté. Sans aile pas d'oiseau..." le calembour montre une certaine fatigue de notre auteur (je n'avais pas osé vous écrire que chez  Henry MILLER les deux L sont celles de Cupidon, mais n'en doutons pas, l'auteur que nous recherchons aurait vécu un peu plus il l'aurait écrit avant moi). Peut-être le seul moyen d'échapper à la vigilance de Cerbère ( pour avoir une chance qu'il traverse dans l'autre sens le Styx) serait-il d'endormir l'animal avec une bonne dose des poésies de notre "machine à rimes".

 Pardonnez au blasphémateur!

 

 

 

Comment ne pas avoir reconnu la signature de François Ier, puis celle de Louis XVI moins naïf qu'on ne nous le présentait, ensuite Henri IV dont l'épouse accouche de Louis XIII (mais où était Gala?), enfin cette reine qui pratique le français n'est autre qu'Elisabeth I (signature de 1581). 

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 09:36

Qu'ont-ils de plus? Peut-on trouver des différences de l'un à l'autre? Un marquis peut-il être divin et un roi quelconque?

FRANCOIS I 001LOUIS XVI 001

 

Le premier texte rappelle que le service de renseignements de l'époque dépend directement du roi. Donc rien à voir avec la période de Villepin.

La deuxième lettre indique: "Je vous envoie Monsieur la comédie de Beaumarchais, je l'ai lue et fait lire: le censeur ne doit en permettre ni la représentation ni l'impression", très actuel! Il faudrait remplacer Beaumarchais par Bettencourt, ou Guillon...

 

  HENRI IV 001

Ce courrier-ci fut écrit près de Saint-Mandé, à Montreuil il y a 4 siècles et était destiné à la mère du créateur de Versailles (lequel?).

ELISABETH 001 

Voici la vraie différence qui existe entre eux et nous, certains travaillent d'autres passent du temps à signer! Mais ne soyons pas discourtois et évitons les critiques à l'égard de "Vostre très bone amye" (sic).

 

Pour l'article concernant l'érotisme, le premier courrier était signé Sade, assez simple je le reconnais, le deuxième auteur était anglo-saxon: Miller, non pas l'austère Arthur qui fut incapable de pouvoir empêcher Marilyn, son épouse, de se suicider, mais le truculent Henry qui donna chaud à tous à force de nous décrire ses turpitudes sous les tropiques.

Enfin le lubrique dessinateur de cette attaque sexuée a mis en scène "Le cuirassé Potemkine"  emblèmatique film communiste dont l'anthologique scène de l'escalier (une poussette descend l'escalier du Palais d'Hiver sans contrôle, puisque la mère qui la tenait vient d'être tuée) méritait d'être immortalisée par la dénomination "Escalier Potemkine" des marches non accessibles aux personnes handicapées qui mènent au coeur du bâtiment du Conseil Général dirigé par les communistes! Le peintre-cinéaste est donc Eisenstein.

Voici l'original du torride dear Henry, dont le nom Miller ressemblait à une lettre près à l'érotomane citée:

HENRY MILLER 001-copie-1 

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:13

HENRY MILLER 001  

 Il fait beau, vos sens sont avivés, vous avez bu le soleil vous dévorerez ces lignes. Si vous avez reçu des trombes d'eau, vos sentiments réprimés bouillonnent,il est temps d'apprécier d'autres charmes que ceux de l'arrière pays. Voici venue  l'heure de la détente avec un thème décontracté et estival: l'érotisme!

  

S'il existait un pape dans ce domaine, quel nom porterait-il?

Pourquoi évoquer le sacré pour un grand profane?

Uniquement parce que certains le qualifient de "divin". À vous de découvrir l'auteur de ce billet à l'écriture précise et élégante:

 SADE 001

Et l'anglophone dont les pages auraient frappé la Comtesse de Segur comme un uppercut en plein plexus, celui qui a dû inspirer Catherine Millet? Ne vous fiez pas aux deux oreilles de lapin qui apparaissent dans la signature (plus visibles dans la photo en haut de l'article), il ne s'agit pas du créateur de" Playboy", mais c'est lié à une grande similitude avec l'auteur évoqué plus haut...

  BOUTIN 001

Maintenant, le nom de ce dessinateur mais avant tout cinéaste, un des deux plus grands de l'époque  avec Griffith, dont le film mondialement connu a donné son nom au grand escalier, non accessible aux personnes handicapées, du Conseil Général?  

EISENSTEIN 001 Titre: "attaque imprévue"

 

 Réponses à publier en commentaire pour participer au concours "Un article pour la victoire"

 La semaine dernière le premier billet était de Diderot (destiné à Voltaire), la lettre indiquant "le portrait du jeune Barra sera placé dans toutes les écoles primaires" (avant d'être rayé) était signée Robespierre, le dernier courrier onctueux à l'égard des rois, impertinent mais prudent venait de Voltaire... 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:18

  Le révolutionnaire possède-t-il un style particulier? Les maîtres à penser présentent-ils une écriture spécifique? Que pourrait nous apporter une étude graphologique de leurs pleins et de leurs déliés? Un manuscrit reflète-t-il plus les turbulences de la pensée que la précision des actions prévues? La main tremble-t-elle lorsqu'elle prononce une condamnation?

 

  Essayez de deviner ce qu'exprime une plume, et quelle main la tient:

DIDEROT 001 001-copie-4.jpg

  Avez-vous besoin de quelque lumière?

 VOLTAIRE 001 ROBESPIERRE 001Qui peut montrer autant de concision dans ses écrits, et qui peut rayer d'un trait une décision ou n'avoir nulle crainte de se déjuger à l'égard de quiconque?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel esprit cartésien mais critique cache ces lignes?

 

Pour la semaine dernière la réponse était Destouches pour l'écrivain, Gen Paul pour le peintre, j'oubliais Destouches exerçait comme médecin, son nom de plume était Céline. 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 23:00

 DALI 001

 

 Puisqu'un lecteur, et "mailer", m'a demandé pourquoi avoir choisi cette peinture qui vient de Stockolm pour illustrer ma visite de Beaubourg, je vous avouerai que je n'ai pas eu le temps de prendre de photos lorsque je guidais le groupe, mais surtout que ce cliché représentait un clin d'oeil politique.

 

  Avec Dali nous pénétrons dans le monde des surréalistes, où tout détail revêt une valeur.

 

  Le fond sombre et uni évoque la nuit politique (marron, mélange de bleu foncé et de rouge), il présente comme autre intérêt de mettre en valeur le premier plan. En effet, les projecteurs éclairent un homme en position de vaincu, un genou à terre, ridiculisé en outre par un porte-chaussette et sa nudité, ceci constitue bien entendu le choc principal: corps misérable-personnalité politique majeure.

  Car cet homme fut puissant comme un gladiateur spartakiste, sa jambe musclée et le pied solide dans sa sandale l'attestent, puissant par sa position politico-sociale, le gilet de la réussite l'affirme. Enfin puissant... pas vraiment, sa fesse molle phallique est soutenue par un tuteur. Or, nouveau symbole politique, cet organe en manque de Viagra porte bien le fameux chiffon rouge qui, agité régulièrement  symbolise la menace communiste.

  Mais molle aussi est cette casquette qui coiffe la tête et qui suggère qu'au-dessous aussi seraient molles les cellules neuronales.

  Contraste encore entre ce jarret de guerrier et la corniche d'un temple (communiste) tombé à terre, car, la montre molle (thème cher à Dali) le confirme: l'heure de la chute est venue.

  

  Opposition entre cet homme au sourire sardonique facilement reconnaissable, Lénine, et ce corps pitoyable.

  Mais l'homme ricane de la bonne plaisanterie qu'il a faite au monde.

  Quelle est-elle?

 

  La réponse réside (comme pour le temple d'Apollon à Delphes avec le "Connais-toi toi-même") dans les mots qui ornent le fronton de cette corniche : "l'énigme de Guillaume Tell". 

  Car la coiffe portée par un tuteur rappelle bien le chapeau autrichien du bailli de cette histoire légendaire, que celui-ci voulait faire saluer par la population. Or sous cette casquette tyrolienne apparait la tête du nouveau bailli, envahisseur et despote: Lénine!

  L'autre aspect, aussi important  émerge après le décodage freudien (Breton en tant qu'interne en médecine avait rencontré Freud, et tout le surréalisme baigna dans ce monde psychanalytique), car ce héros demeure celui de l"Oedipe inversé". Si Oedipe tue son père, Guillaume Tell reste le meutrier potentiel de son fils. Et puisque ce visage représente bien celui de Lénine, qu'avec un glaive ce révolutionnaire transperce son coeur, lieu de l'âme, il détruit son monde spirituel, ses fils adoptifs pour reprendre l'image de Guillaume Tell, en fait  les générations communistes à venir!

 

  Qui échappe au sacrifice? À deux pas du pied, des escargots, mous et... asexués!

  Que reste-t-il après ce geste? De modestes restes que picorent des oiseaux, et pas n'importe lesquels, les seuls qui puissent se gaver de cette idéologie: des bécasses!

 

  Pas étonnant qu'André Breton, un de ces "picoreurs", ait voulu intenter un procès à Dali!

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:43

J'ai hésité avec un autre titre "Deux statues de Duchamp découvertes au Mac/Val par un touriste", pour lequel cet article devait suivre:

"Le monde de l'art est en émoi, car c'est par le plus grand des hasards que M. Borat plombier de son état, le Kazakhstan, a retrouvé deux ready-mades. Tout le monde le sait, Marcel Duchamp fut le premier à ériger en statues et oeuvres d'art à part entière des objets manufacturés que chacun pouvait se procurer, comme un simple porte-bouteilles. Pour en souligner l'absence de transformation l'auteur les nomma "ready-mades", le seul ajout consistait à placer un socle, signer et dater, et encore pas toujours. M. Borat qui sortait du commissariat  pour vandalisation d'une statue de Beaubourg, tenant à s'excuser de son geste mais se trompant de musée, parvint au Mac/Val. Le personnel de sécurité se mit en alerte devant cet homme hurlant de joie semblait-il, mais qui ne parlait pas notre langue. On le vit sortir puis revenir armé de pinces et de clés, mais il ne se dirigea devant aucune des salles, malgré tout c'est dans son chandail ruisselant d'eau qu'on aperçut l'oeuvre du sculpteur dada que cet homme tint à déposer devant la porte du bureau du conservateur.

  Une fois l'émotion passée force fut de reconnaitre qu'il s'agissait bien de cette "fontaine", en tous cas baptisée ainsi par l'auteur, que Duchamp avait proposé au Salon des Indépendants en 1917 à New-York et qui fut refusée, celle-là même dans laquelle, à Beaubourg, notre kazakh avait uriné par erreur, oui, uriné puisque la forme représentait bien un urinoir... "

  Plaisanterie de potache digne des dadas!

 

  L'autre titre que j'ai failli retenir était "Mac/Val: un musée inviolable". Là encore quelques lignes auraient résumé le problème:

"La brigade chargée de la répression du grand banditisme planche sur un véritable casse tête: pourquoi aller voler des tableaux en plein Paris au centre des quartiers chics, dans le Musée d'Art Moderne, alors qu'au coeur du Val de Marne, là où une jeune fille a été brulée vive, des règlements de compte entre bandes rivales se sont soldées par des morts de jeunes, dans le département où on tire sur la police à la kalachnikov ou au lance-roquettes, aucun vol n'a été commis dans le musée qui abrite d'innombrables oeuvres dites "d'art". La réponse évidente donne la migraine à ceux qui la lisent: les gangsters semblent mieux connaitre la valeur des oeuvres exposées que les responsables du département!".

  Ceci aurait souligné la lente dérive du Val de Marne vers la délinquance, la mutation de Créteil en banlieue de Marseille, mais surtout l'incapacité du monde politique départemental au pouvoir. 

 

   Mais j'ai préféré le titre inscrit, car aujourd'hui, j'ai guidé une visite de saint-mandéens au musée Beaubourg. Elle fut fascinante, le lieu étant propice à un véritable cours sur l'art moderne.

  La révolution commence avec les fauves pour les couleurs et Picasso pour les formes. Puis apparaissent les futuristes, qui vont créer la quatrième dimension, le mouvement, qu'imite Picasso le temps d'une toile.

  Ensuite vient le "Cavalier Bleu" de Kandinsky avec cette toile où la matière rouge éclate en un chaos, mais dominée par la métaphysique, sous l'aile protectrice d'une fée cosmogonique, elle déploie des montagnes créée des isbas.

  Que de messages sous l'abstrait apparent !

 

  Restent les surréalistes avec Emmanuel Rudnitzky qui change de continent et de nom (Man Ray), Haussmann qui crée sa "sonate en sons premiers" comprenant trois mouvements pour décliner vingt lettres de l'alphabet en quarante minutes. Ils se rapprochent de Spoerri et de ses repas hongrois où on invite quelques personnes pour un repas qui s'arrête tout à coup pour permettre à l'auteur de fixer par collage l'état de la table à cet instant.

DALI 001

  Mais dripping, pouring, technique du allover ont aussi été disséqués pour que chacun comprenne les sources de cet expressionnisme abstrait cher à Pollock et à Rothko.

ROTHKO 001 

  Klein avec son bleu IKB et Alechinsky pour les Cobra nous raccompagnèrent vers la sortie après deux heures d'explications.COBRA 001

 

  On était bien loin de "Baluchon" de Kimsoja, présentation sympathique certes mais qui aurait plus sa place au musée de l'Immigration de la Porte Dorée qu'au Mac/Val.

  On était bien loin de cette voiture brulée présentée comme oeuvre d'art à Vitry et qu'on ne risque pas de nous voler...

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 23:31

 

 733 Pour  2,2 millions d’euros payés en 1993 l’acheteur a-t-il obtenu un dessin de Picasso, une miniature de Van Eyck, une page de la première Bible éditée par Gutemberg, ou un morceau des manuscrits de la Mer Morte découverts à Qumran et vendus à un américain par le berger qui les y avait  trouvés ?

  Non, ces « à peine 2 cm² » de papier exhibent fièrement  6 mots qui ne représentent aucune information secrète ou mot de passe. Aucun poète  ne les revendiquerait non plus. Certes ils servent presque de diadème à une tête couronnée britannique, mais si mal mal  reproduite qu’on ne peut parler de peinture, aucun musée au monde ne pourrait accueillir, pardonnez-moi le ségolénisme, pareille simplitude.
 
 Sauf …au bout du monde !


 
Mais à quel titre une œuvre d’art justifierait-elle parfois des prix  « indécents » que ne pourrait revendiquer un  simple bout de papier ?


 
L’art peut ne désigner que l’expression d’une beauté parfaite, avec Ingres par exemple mais il peut ébaucher une pensée, la déguiser, la présenter avec délicatesse, ou ne pas se contenter d’être la photo d’un instant mais le film d’un souhait, ainsi dans le « Voyage à Cythère » Watteau peint-il la séduction puis la suggestion, la décision et l’union. Beauté et réflexion qui invitent à dépasser le « Watteau, j’adore ! ».


  L’art peut aussi prendre une dimension historique, les textes de Rousseau et Montesquieu ont creusé le premier sillon de la Révolution, comme le « 14 de Mayo » de Goya qui va générer un sentiment  national dans toute l’Espagne.


  La littérature permet  de mieux connaitre les hommes qu’on admire et là encore invite à la réflexion, ainsi quand Gide revient d’URSS dénonce-t-il avec courage en quelques pages mémorables ce régime dictatorial et corrompu, alors qu’il lui était favorable avant de le découvrir. À l’inverse, Cavanna de retour de Moscou se demande comment on pourrait être malheureux au pays du caviar, des palaces et, vodka sur le gâteau, guidé par ce nouveau petit père du peuple,  Brejnev. Des écrits qui font donc réfléchir.


   
On comprend dans ce contexte la valeur bien différente entre une œuvre d’art authentique et le timbre poste obtenu par une gravure sur cuivre, puisqu’il s’agissait bien d’un timbre, imprimé à 500 exemplaires et dont le seul intérêt est la faute du graveur d’état qui imprima « Post office » au lieu de « Post paid » !

BLUE PENNY



L’achat fut de 2,2 million d’euros, mais deuxième tragédie on lui a construit à Port Louis (Ile Maurice) un musée tout neuf qui porte le nom du timbre : « Blue Penny Museum ».

  Heureuse ironie de l’histoire, ce timbre, gardé par un vigile,  visible dans une salle obscure moins de 10 minutes par heure, est délaissé par les touristes qui lui préfèrent, dans la première pièce une superbe édition originale de « Paul et Virginie » accompagné de 10 magnifiques gravures sur bois (et non sur cuivre) d’époque, narrant leur tragique  histoire.
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Ainsi notre « Blue Penny », aussi rare et cher qu’il soit, ne délivrant aucun message, n’offrant aucun des reflets d’un diamant  ne peut-il être comparé au plus célèbre des ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre.
photos-pour-articles 0332 

   Auteur qui avant la mode du Développement durable écrivait déjà : « L’apparition d’une nouvelle espèce de plante me semble plus important que la découverte d’une mine d’or ou d’une pyramide … ».

  

  Nous souscrivons.

 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 08:43
Bal de la Croix Rouge 023

Si j'ai guidé un groupe de saint-mandéens dans ce musée, c'est parce que toute l'histoire de la sculpture y est suggérée, de Périclès à Giacometti, de Rude à Brunelleschi. Mais surtout le père de la Renaissance, Dante, y trouve toute sa dimension avec sa phrase culte: 
"Vous qui devez entrer, abandonnez tout espérance"
  Cette phrase prophétique pour tout artiste, est gravée dans le portique qui s'ouvre sur les Enfers, elle hantera Rodin toute sa vie.

  Curieusement à 15 ans lorsqu'il découvre la sculpture aux "Arts Déco" grace au talentueux Carrier-Belleuse, cette année là Liszt compose sa "Dante Symphonie". Or l'oeuvre à laquelle Rodin travaillera jusqu'à sa mort sera cette fameuse Porte de l'Enfer, porte maudite pour lui.
  Pourquoi ce thème?
  Parce que tout artiste sait que l'art moderne commence en 1306 avec ce livre de Dante, "La Divine Comédie" qui a inspiré la Renaissance italienne et où le pouvoir spirituel est remis en question par le pouvoir temporel (éternel conflit Eglise/Etat). Il va permettre aux artistes de faire sourire les hommes, de les peindre nus et va les autoriser à représenter d'autres scènes que celles de la Bible.
  La révolution artistique est lancée, elle ne s'arrêtera plus.
Bal de la Croix Rouge 022
  Mais le rêve de tout sculpteur s'écroule quand, dès la naissance de cet art, Ghiberti sculpte la porte du Baptistère à Florence que Michel-Ange nommera "Porte du Paradis". Celui-ci, d'un mot, élimine tout espoir de la voir dépassée puisque personne ne pourra rivaliser avec lui en tant que juge et qu'il décerne rien moins que le titre de" perfection artistique" dans le domaine de la sculpture.
  Malgré tout, dans "La Divine Comédie"  la porte qui précède celle du Paradis et qui va inaugurer ce voyage initiatique aux cotés de Virgile, c'est "La Porte des Enfers" qui donne accès aux neuf cercles de ceux-ci, neuf comme les démons du Talmud. Elle deviendra le but et le sommet de l'art de Rodin, mais aussi la somme de ses oeuvres abouties. Malheureusement, de son vivant elle demeurera, tels les rêves, simple ébauche.
  Ce qui est extraordinaire reste que ses plus beaux chefs-d'oeuvres seront rassemblés dans le projet de cette porte que lui a commandé, presqu'obligé, le monde politique.Bal de la Croix Rouge 025 Mais ce "Vous qui devez entrer, abandonnez toute espérance"  n'est-il pas suivi, dans ce troisième chant de "La Divine Comédie", de ces deux vers:
"Tracés d'une couleur obscure, je vis écrits ces mots sur le fronton d'une porte et je dis "Maître, leur sens parait terrible et difficile"
annonçant les infranchissables obstacles à sa création. 

  Maintenant, entrons dans ce musée qui devint la première demeure de l'artiste dès 1908, même s'il garda sa propriété de Meudon où il constitua une collection de sculptures antiques.

 Ce qui va impressionner le professionnel, c'est tout ce qui semble évident au public, car l'apport de Rodin a été si fort que tout ce qu'il a inventé sera repris jusqu'à saturation:
-fragmentation: Bal de la Croix Rouge 016depuis qu'il achète des nus antiques il prend conscience qu'un fragment de corps est une oeuvre en soi, une mainMusée Rodin 002,  un corps sans tête méritent d'être exposés
-démultiplication: l'artiste peut reprendre trois fois un BalzacMusée Rodin 012, les trois ont même valeur, ceci aboutira à une autre révolution: la production en série

-non finito: une esquisseBal de la Croix Rouge 015 si elle exprime le projet de l'artiste vaut ses sculptures abouties

-assemblage: on revient à sa Porte de L'Enfer où se retrouvent "Les Trois Ombres", "Le Penseur", "Les Bourgeois de Calais" ... Des chef-d'oeuvres au service d'un chef-d'oeuvre!photos-pour-articles_0150.jpg

  À l'occasion de cette visite une personne me posa la question suivante: "Finalement est-ce que c'est malgré l'homme politique que l'art évolue?"

 Judicieuse interpellation qui contenait la réponse dans sa formulation. Mais quelques rectifications méritent d'être émises.

  D'abord parce que pour l'ami de Rodin, Claude Monet, on peut prétendre l'inverse, c'est bien grâce à Clémenceau que celui-ci ne sombra pas complètement dans la dépression et nous donna ces superbes toiles "abstraites" que sont Les Nymphéas.
  En ce qui concerne Rodin tout commence par cet Age d'Airain sculpté à 37 ans dont on lui conteste la réalisation en l'accusant d'avoir pratiqué des moulages. Il lui faudra 3 années pour prouver l'inverse. Aucun homme politique n'est venu le soutenir, mais dès la reconnaissance acquise l'état français lui commandera "La Porte de l'Enfer".

  Quatre ans plus tard la leçon est tirée par le Maître, et quand le maire de Calais lui commande "Les Six Bourgeois de Calais" Musée Rodin 001il a compris que le temps des riche mécènes touche à sa fin et que s'il veut continuer à pouvoir travailler il lui faut cette commande. Il va donc proposer, pour obtenir le contrat, une oeuvre de souffrance où se mêlent aussi héroïsme et gloire, notions très appréciées à toute époque par les gouvernants. Il ajoute, cerise sous le gâteau, un socle orné de bas reliefs et aussi haut que l'oeuvre, un peu comme à deux pas, derrière l'Assemblée Nationale cette sculpture de la France moins haute de la tête aux pieds ...que le piedestal.
  Heureusement dans un deuxième temps il se passionne pour l'expression de ces condamnés qui vont par leur visageBal de la Croix Rouge 021 et leurs mains traduire leur désespoir,  leur résignation, ou afficher leur impassibilité, leur dédain ou encore leur courage. Rodin fera alors passer le socle à la trappe.
  Mais il n'y a rien à faire le maire de Calais le ressortira de la corbeille pour le placer sous les pieds des bourgeois.

  On ne peut briller en politique et dans l'art.

 L'autre aspect intéressant de la question peut être évoqué pour le "Balzac" de Rodin.
  En 1891 la Société des Gens de Lettres présidée par Zola commande la statue de l'auteur de la Comédie Humaine ( coïncidence, cette oeuvre de Balzac porte le nom de Comédie en mémoire de "La Divine Comédie" de Dante). Rodin propose  une représentation du maître en habit bras croisés, debout adossé à une pile de livre. L'allégorie enthousiasme les amateurs de pompiérisme, les gens de cette Société. Puis Rodin va travailler "l'homme" dans sa robe de chambre sans laquelle il ne peut écrire. Il va la simplifier à l'extrême pour en faire une oeuvre presqu'abstraite d'où émerge une crinière symbolisant la puissance et deux yeux tournés vers les cieux patrie des dieux.
  Mais là, ce ne sera pas l'oeuvre qu'on condamnera au purgatoire. Le temps a passé et ce Balzac abouti est achevé en 1898, or le 13 janvier 1898 sort en première page de L'Aurore "J'ACCUSE".
  Zola devient pestiféré Rodin contaminé. Brillants hommes politiques!

  Mais ces hommes là, l'histoire les a remis  à leur place: nulle part.

  Revenons à "L'Age d'Airain". Rodin le compose en inventant une  technique particulière: sur une armature de fer il va coller des boulettes de glaise qui vont épouser le contour souhaité en le comparant au corps du modèle qu'il installe à contre-jourMusée Rodin 003, il fera tourner le socle des deux pour obtenir une réplique parfaite. Ceci rappelle la technique de la "boite noire" de Vermeer (qui plaçait sa tête dans une boite obscure pour voir son sujet en deux dimensions).
   Puis, à cet homme qui s'appuie sur une lance en bronze (l'airain), Rodin va retirer l'arme et déchirer le front pour y inscrire la blessure inhérente à toute découverte, évoquer la douleur de la création artistique, et peut-être même, idée chère à Rousseau la corruption de l'homme par la civilisation naissante.

Bal de la Croix Rouge 026
Ironiquement le conservateur du musée a placé cet "Age d'Airain" de souffrance, à coté d'une oeuvre flamboyante qui reprend la "Marseillaise" de Rude et l'associe à la "Piéta" de Michel-Ange pour composer une allégorie de la victoire.  
Paradoxalement lors de sa présentation au concours du Conseil Général de la Seine (duquel est issu celui du Val de Marne) pour commémorer "la défense de Paris en 1870", cette oeuvre fut refusée à l'époque...
 ...comme aujourd'hui tableaux et sculptures de Combas, Alechinsky, Ben, Daddo, Arman, Erro, Soulages et bien d'autres par le "Mac Val", notre musée sacrifié du Val de Marne.

  La réponse à ce refus, vous l'avez en face de cette "Défense (victorieuse) de Paris en 1870" avec cet homme dont le visage exprime un drame, il se tient la tête de la main droite. Il aurait dû s'appuyer sur une lance de la gauche.Musée Rodin 010 Rodin lui entailla le front, officiellement en référence ...à la "défaite française de 1870"!  
  Le titre donné initialement à cette statue (qui deviendra, vous l'aviez reconnu, "L'Age d'Airain") symbolise, mieux que l'art face au pouvoir, en fait la revanche inexorable de l'artiste sur la troisième République.

  Ce titre était "Le Vaincu", véritable allégorie du monde politique en sursis.

 
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Jean EROUKHMANOFF - dans Culture
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