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  • : Billets d'humeur et réflexions engagées autour de la vie politique et citoyenne de Saint-Mandé et du Val de Marne
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Jean EROUKHMANOFF

Médecin généraliste à Saint-Mandé, ancien conseiller général et maire-adjoint de la ville.

Le Zoom Sur

Saint-Mandé et moi

RUE JEANNE D'ARC: C'est dans cette rue que mes parents ont choisi de s'installer ,en 1956 ,j'avais 4 ans.

RUE DU COMMANDANT MOUCHOTTE: C'est la rue de mon école maternelle puis , primaire. On l' appelait "Mouchotte" mais elle a été baptisée Charles Digeon.

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE(anciennement rue de la République): J'y ai installé mon cabinet de Médecine Générale, pour soigner une patientèle qui me ressemblait, j'avais 25 ans.

Rue de l'ABBE POUCHARD: Mon fils aîné y a fait ses premiers pas.

Rue DE BERULLE: La rue du Conservatoire Robert Lamoureux, ma fille contrairement à ses frères adorait les cours de solfège.

Avenue DAUMESNIL: C'est là que nous nous sommes installés avec mon épouse, pour élever nos trois enfants et recevoir désormais avec un grand bonheur nos deux petits-fils qui attendent avec impatience la réouverture du Zoo.

Archives

Bio

1956 Je découvre Saint-Mandé, le bois ,les manèges ,le zoo, et les coupes de cheveux réglementaires d'Edmond, le coiffeur de la rue Jeanne D' Arc. 1969 :j'obtiens mon bac au lycée Berlioz. 1976 : j'ai fini mes études de médecine et j'effectue mon service National dans le 404 ème Bataillon de Commandement et de Soutien. 1977 : j'ouvre mon cabinet de Médecine Générale à Saint Mandé et je crée une consultation de Médecine Générale au dispensaire ST Yves ,à La Courneuve ,ne pouvant refuser la requête de Sœur Cécile, une patiente que j'ai soignée lors de mon internat au Hertford British Hospital,à Paris. 1980:Le Sénateur -Maire Jean Bertaud célèbre mon mariage avec Michelle, Chirurgien -Dentiste qui exerce avec moi ,avenue du Général de Gaulle. 1981,1984,1987 : Trois très grandes années, la naissance de mes enfants. 1995 : J'intègre le monde politique local de Saint Mandé, je deviens Conseiller Municipal ,puis Adjoint au Maire. 2001 :Je suis élu Conseiller Général de Saint -Mandé. 2008 : Je suis réélu Conseiller Général par les Saint- Mandéens.

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    1/ Attention aux petits coups de chaleur... Durant l'été, bien souvent, certains ne s’hydratent pas suffisamment. Et, faute d'un esprit clair, basculent dans le drame, se croyant parfois victimes de complots à la Richard III. Ils se retrouvent le front...
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    Mais où est-il passé ? Le « 25 photos du maire par magazine » en pleine campagne électorale, le « Coucou me revoilà », le «Suivez bien mon regard » un peu comme le geste du gendarme de Saint-Tropez, bref LA brochure où on le voit partout (en haut, en...
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    Ça démarre mal. Déjà dans « le petit saint-mandéen » si on lit les titres un peu vite, la première page nous associe le « Plouf » à la « quinzaine commerciale ». Malgré tout j’ai attendu avec impatience le lundi 15, jour du lancement, du lancement… de...
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    « Détournement de fonds publics » ! La correctionnelle parce que la justice suspecte qu’une étude d’un montant de 8.300€ ait servi à payer une partie des frais d’avocat d’un maire. Et l’avocat est suspect de « recel de détournement de fonds publics »....
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    En Cassation ça passe ou ça casse. Ça peut surtout casser les reins de celui qui se pourvoit dans cette démarche. Certains disent que quand on prend une chaise, il faut casser sa tirelire, s’ils chaussent leurs grosses lunettes il faut faire un tour à...
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 16:25

Tout le monde connait la comptine qu’on adaptait dans les cours de récréation pour faire gagner celui qu’on avait choisi. Au Conseil général la formule est restée dans les têtes et quand il faut répartir les aides, on donne du bon grain aux communes déjà largement subventionnées. Pour aider, on prend les œufs de celle qu’on a fait maigrir… pourtant après l'avoir déjà plumée comme le cou d'un dindon.

Ainsi s’abattent sur les habitants des communes bourgeoises des impôts toujours plus lourds, l’ISF dont le plafond des prélèvements diminue, la CSG sur tous les revenus, les taxes d’habitations et foncières les plus fortes. En contrepartie, les aides du Val de Marne pour le fonctionnement des crèches viennent de disparaître et la dotation départementale d’investissement diminue pour ces villes, sous prétexte qu'aucun organisme de gestion n'a investi dans ces localités. Mais quel organisme le ferait quand le prix au m² ne leur permet d’acheter qu’un studio, alors qu’ailleurs ils peuvent compter sur les revenus de deux appartements.

L’Etat agissant de même avec sa DGU, dotation censée aider les communes, qui baisse chaque année, et une pénalité (appelée Fonds de péréquation) qui augmente, il ne faut pas s’étonner que même des ministres de gauche aillent placer leurs économies dans les paradis fiscaux !

Ainsi, notre département et notre pays se dirigent fièrement vers les abîmes. Les œufs n'étaient déjà plus en or, bientôt on placera la poule en ménopause précoce.

La croissance est mineure et notre chômage tragiquement élevé. Un cerveau de poule le comprendrait, et c’est là que devrait se concentrer le maximum de l’action du département : les emplois et leurs aides, non l’augmentation permanente des aides à ceux qui sont sans emploi. Mais le Val de Marne a choisi sa formule secrète pour attirer les entreprises avec le lancement d’une brochure intitulée : « Le Val de Marne, source de temps libre ». Forcément, ce n’est pas le talisman pour que l’emploi s’y accroisse ni pour transformer notre contrée sinistrée en pépinière d’entreprises.

A un an des prochaines échéances électorales pour nos cantons, il est temps, si on veut avoir une chance de ne pas disparaître dans le flot des réformes initiées par la droite puis revues par la gauche, de prouver l’intérêt majeur de cette strate, moins lointaine que la Région, pour comprendre les besoins de nos communes, et suffisamment riche pour en compléter les moyens. Notre survie, mais surtout l’intérêt fondamental qui avait prévalu à leur création, nécessite que nos départements ne s’endorment pas en ajoutant éternellement des aides aux aides. Il faut tout faire, pour générer plus qu’un espoir, à ceux qui le demandent, d’obtenir un emploi. Le temps est venu de les rendre autonomes et surtout de leur permettre de retrouver leur dignité à travers un travail.

Ainsi pour paraphraser une formule chère, qu’aurait rêvé d'inscrire notre Conseil sur le fronton de sa façade

« Cantons de tout notre pays, unissez-vous… pour sauver nos chômeurs et notre France ».

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 23:49

 

Trop, c’est trop. Mais où compte s’arrêter la majorité socialo-communiste de notre département?

Afin de sécuriser les locaux du MAC/VAL, notre musée d’Art Contemporain, et les rendre dignes des créations qui devaient y être exposées, la majorité n’a pas lésiné sur les dépenses, oubliant la crise.

Les  socialo-communistes, nous ont donc demandé en novembre 2011de voter des frais d’accrochage, de transport et de mise en place des œuvres d’art, jusqu’à 200.000€ HT par an. On  ajouta lors de cette séance, comme frais de gardiennage environ 1.000.000€ chaque année, hors taxes bien sûr. Pour le nettoyage de notre Musée d’ Art Contemporain du Val de Marne, il allait falloir compter en plus,  de 200 à 400.000€ par an. J’oubliais d’additionner jusqu’à 250.000€ chaque année pour le montage des œuvres d’Art.

 Bref, après avoir dépensé près de 2 millions d’euros année après année pour transformer le musée en Fort Knox, épousseter les salles au coton-tige, créer des crochets Y en or massif, remplacer dans chaque salle nos gardiens par des clones de Nestor, le majordome de Tintin qu’on aurait juré spécialiste du lustrage  des Rolls au plumeau, chacun attendait la création miraculeuse qui allait amener des kilomètres de foule jusqu’à rendre ridicule les quatre heures de queue pour voir Edward Hopper.     

En se donnant les moyens du Louvre, les amoureux de la peinture rêvaient déjà de voir exposer dans une salle, « La Joconde », même en  version Duchamps. Enfin reconnu, le Val de Marne,  deviendrait le nouveau passage obligé des japonais, « Vitly » allait supplanter Giverny chez les amateurs de Bud!

En grand secret, il y a deux mois on lança l’achat d’une « œuvre phare », une œuvre qu’on peut qualifier d’inspirée : « Messe pour un corps » associant à la fameuse « Recette de boudin noir au sang humain », un film vidéo en noir (comme le boudin) et blanc (comme l’assiette) avec trois doubles plaques en plexiglas comprimant du sang de l’artiste… Oui, je ne les oublie pas, pour se recueillir, je rappelle qu’il s’agit d’une messe, deux  prie-Dieu étaient inclus. La direction de la culture du MAC/VAL  précisait dans le rapport fourni que l’artiste vise à « créer des dispositifs critiques inventant des rituels spécifiques… »,  ses œuvres possèdent une «  portée hautement symbolique… incontournable… Interrogeant, ébranlant le consensus social, elles visent à reconsidérer l’homme et sa place dans le monde moderne » ! Du grand art jusque dans le descriptif !

La date du vernissage n’est pas encore communiquée, vous comprendrez qu’il faut prévoir la logistique associée.

Et avec le boudin qu’est-ce que le charcutier pourrait nous mettre ?

En cas de migraine, une feuille de sécurité sociale, des « feuilles de soins, répliques des formulaires du CERFA (Les caisses de sécurité sociale) », mais fabriqué avec de la Bétadine, de l’éosine, du KMnO4… comme chez le Doc mais la feuille n’est pas à 23€, le Conseil général débourse 1000€ pièce (« pièce » on devrait le mettre au pluriel). Bref, le « l’art » c’est pas du cochon.

Heureusement  pour 57.500€ nos conservateurs de Vitry rattrapaient l’affaire en s’appropriant « Rainbow » ! J’ai tout de suite pensé au « Magicien d’Oz ». Mais en lisant le descriptif je constatai que  l’œuvre se résumait à ces quelques mots : « empreintes digitales de l’artiste posées à l’encre de gravure sur panneaux de verre » ! Nenni, nous ne possédrons donc pas la chanson "Over the rainbow" de Judy Garland pour le prix.

On est content.

Certains  se posaient inlassablement la même question : « Où va notre argent ? ». Maintenant ils savent.

D’autre  s’inquiétaient de l’enseignement de la culture à nos enfants. Ils sont rassurés.

On se souvient de la stupeur du critique Louis Vauxcelles en 1905 lorsqu'il entra au Grand Palais pour le troisième Salon d'Automne. Voyant les Derain et les Vlaminck entourer son sculpteur préféré, il s'exclama: « C’est Donatello chez les fauves ».

Aujourd’hui  s'il avait poussé laporte du MAC/VAL, il aurait hurlé: « C’est Donatello chez les cannibales » !

Vous l'aviez deviné il s'agit de ma prochaine tribune dans le magazine du Conseil général 

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 23:02

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J'ai eu beau chercher sur le carton d'invitation, lire entre les lignes, chauffer le feuillet en espérant faire apparaitre en écriture sympathique le nom de celui qui apportait le tiers des investissements permettant la réalisation du "Val de Gaulle", décidément non, hormis le maire et deux adjoints on eu dit que le Conseiller général de Saint-Mandé classé 7ème sur 49 pour son assiduité au Conseil général et son travail sur les dossiers, que cet adjoint là n'existait pas.

Pourtant Saint-Mandé, il l'apprécie pour y vivre depuis 56 ans, y avoir été à l'école, y avoir vu les tramways passer dans l'avenue de la République, l'ancienne dénommination de l'avenue du général de Gaulle. Il était bien là lors de la réunion à laquelle participait le Président Favier pour réfléchir sur les aménagements à prévoir pour transformer cette artère qui traverse notre cité.

Alors certes à la dernière minute, avant que le maire ne prenne la parole en posant son épais dossier sur le pupitre, j'ai été informé que, puisque la conseillère régionale parlerait au nom des 100.000€ qu'elle apportait (5 fois moins que le Conseil général) je m'exprimerais après... Ce que j'ai fait avec grand plaisir.

Suggérons que la prochaine fois on prévienne plus tôt, les saint-mandéens et l'orateur...     

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 14:54

Les résultats de ce premier tour ont passionné les français, mais ont surtout montré les brèches dans ces forteresses réputées imprenables, des bastions qui semblaient acquis pour la nuit des temps à un parti politique. Le nid d'aigle de Saint-Mandé-Vincennes-Fontenay devenu simple nid de poule a attiré regards puis convoitise. La disparition de plusieurs bataillons a dévoilé la minceur des troupes qui y sont cantonnées.

chantier-travaux.jpgAussitôt l'opposition a braqué des projecteurs pour imaginer un plan d'attaque.

Théoriquement on se situe dans un espace vert, mais l'arc et les flêches suffiront-ils? Les troupes de choc rouges qui viennent d'envahir la Bastille ne tiendront pas compte de l'espace protégé. Et ceux qui aiment la nature et les roses?

Où en est-on?

Les peaux rouges sont montées à presque 12% sur la 6è circonscription, les visages pâles sont à 11%, les sang-mêlés à 31%, en face les tuniques bleues frôlent les 32%. S'ils se liguent tous contre l'armée régulière, elle ne résistera pas. Mais cette hypothèse est peu vraisemblable, et chacun a peur.
Une seule solution: attendre le combat singulier entre le grand Sitting Bull et le général Custer. 


Bien sûr  l'affrontement aurait été beaucoup plus simple à imaginer si l'assaut  avait été mené par le célèbre Chef sioux, malheureusement aux prises avec plusieurs shérifs, le réputé "Crazy Horse".

Malgré tout, même si beaucoup d'observateurs estiment que les indiens vont perdre, le résultat pour d'autres ne fait aucun doute, les conditions du duel évoquent une terrible mais célèbre bataille: "Little Bighorn"! 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:01

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Qu'un Conseiller général se permette de menacer de manière à peine voilée la Conseillère générale de Vincennes d'avoir des difficultés pour obtenir des crédits au niveau des collèges du fait de son intervention trop critique, est inadmissible. Cela peut s'apparenter à une intimidation et flirte avec le chantage.

 

Qu'on menace le président du groupe UMP de plainte pour diffamation parce qu'il décortique le double langage de la majorité reste inacceptable.

 

Qu'on s'indigne des dépenses somptuaires: petits fours, fêtes, voyages au bout du monde, quand un homme meurt de froid dans notre département, quand un nouveau campement fait de tôles ondulées de sac poubelles et de planches, sans accès à l'électricité ni à l'eau se soit formé à 100m du carrefour pompadour où femmes enfants vieillards tentent de survivre au froid aujourd'hui, cette indignation est le devoir de chaque homme.

Ne pas l'évoquer serait une ignominie et plus, une faute de la part des responsables qui dirigent le département et sont chaque année à la tête de deux milliards d'euros.

  

Certains voudraient continuer comme avant: Mexique, Moyen Orient, Afrique... petits fours à l'arrivée, discours, applaudissements. 

Indécent!

 

Certains regrettent les méthodes de ces pays où régnait la parole unique, ils écrasent une larme de nostalgie en se souvenant de ce bon vieux temps des pays de l'Est.

Ahurissant!

 

Certains aimeraient presque le retour aux Croix-de Feu, l'époque où les deux extrêmes se rejoignirent.

  

Mais curieusement ceci survient au moment où le mot "nazi" est adressé par un petit télégraphiste à l'UMP en pleine Assemblée Nationale, et oblige F. Fillon à quitter l'hémicycle, au moment où M. Mélenchon traite Mme Parisot de "buse", au moment où, forts de leur sondages oubliant les Lois de nos valeureuses mais fragiles Républiques, certains voudraient troquer le bulletin de vote par la barre de fer et instaurer le lynchage après avoir fait apposer par des juges élus à main levée, le tampon "Criminel" sur le nom de tout opposant.

M. Hollande rappelez à vos amis que vous n'avez rien à voir avec Zaroff, et que vous ne vous transformeriez pas en Bachar El Assad... si vous êtiez élu.

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 23:55

 

"Comment nier que la crise, qui s’est étendue sur notre pays depuis deux ans, risque de se durcir en 2012 et au-delà. Peut-on gérer notre département comme avant? 

Plus de 2.023.000€ de dépenses sont décidées par le Conseil général cette année, dont les 2/3 du budget de fonctionnement sont voués aux besoins sanitaire ou sociaux.

Comme d'habitude!

 

Or avant-hier un homme est mort dans le Val de Marne, il est mort de froid, à Champigny, en 2012! Alors oui, il y a des civilisations différentes car oubliées, ou si vous préférez un autre monde de SDF, de gitans, un quart monde qui risque sa vie sur nos trottoirs. Est-ce admissible? 

Le linceul de cet homme ne fut ni un lit, ni une cabane, mais le béton glacial.

La facilité serait d'accuser l'Etat, mais on affirmerait ainsi qu'être maire ne servirait à rien, Conseiller général non plus et alors il n'y aurait plus qu'à supprimer cette structure.

Ce serait la pire erreur: qu'une incompétence se traduise par une conclusion dressée par des incapables!  

Dans ces nouvelles conditions on le comprend, on devrait aller plus loin.

Comment ne plus connaitre pareille ignominie? 

  

Parmi les personnes en grande détresse 32.867 dépendent du "rsa" et reçoivent 411€ par mois, à peine plus pour deux. On leur fait l’aumône de deux pièces en plus par jour si la famille comprend un enfant.

  

La misère n’est pas au bout du monde, elle est chez nous.

C'est là qu'il devient insupportable de lire qu’on a voté ou qu’on va voter pour 2012 :

_ 500.907€ de frais de réception

_ 2.431.000€ pour des transports de personnes... extérieures à la collectivité, les fêtes et les cérémonies!

_ 713.400€ pour des voyages des déplacements et des missions!

 

Indécent quand le drame ici pour d’autres, est de survivre avec quelques pièces chaque jour. Dans de telles conditions croyez-vous qu’une famille entière va pouvoir trouver, simplement un logement pour échapper au froid ? Comment éviteraient-ils la queue pour la soupe populaire?

 

Ces dépenses ne sont pas les seules qui me choquent dans ce contexte de crise. Ainsi on lit dans votre rapport que nous achèterons :

_ pour 534.000€  de livres d’art qui grossiront nos collections !

Grossir ?

 

Ce qui me gêne c’est aussi de dilapider:

_ 5.573.000€ pour les relations publiques, de la publicité et des publications…. Sur la misère qui étreint nos val de marnais ?

 

Ce qui me bouleverse encore ce sont :

_ Non pas tant les 1.800.000€  de travaux pour le village de vacances Guébriant !

_ Ni les 70.000€ de frais de mission et de déplacement des élus départementaux... qui sont déjà de trop. 

Mais plutôt les :

 _ 1.000.000€ votés pour les travaux de la résidence Jean Franco à Paradiski qui jouxte La Plagne et pour lesquels vous, pas moi, avez voté en outre 400.000€ (entre 300 à 550.000€) pour les forfaits des remontées mécaniques de La Plagne !

Pendant que d’autres sont sous la neige dans des bidonvilles insalubres entre le carrefour Pompadour et Maisons Alfort, chez nous dans le Val de Marne à 1 km de cette salle. Ils vivent protégés par des tôles ondulées sans eau ni électricité alors que le pôle intermodal de Pompadour prévoit 13millions 300.000€ d’investissements sous leurs yeux !

 

Un détail, pour le ski ce n’était pas handisport.

D’ailleurs certains vont contribuer aux efforts d’économie : sachez que pour nos personnes handicapées et les personnes âgées rien n’est prévu comme réceptions. 500.000€ pour les petits fours ça faisait un peu juste !

   

Pauvres personnes âgées ! Malgré tout, le Conseil général a de bonnes nouvelles pour elles : elles vont mieux. Je m’explique, en citant le rapport concernant l’APA: « progression plus modérée que celle constatée par le passé du nombre de bénéficiaires, ainsi qu’une légère diminution du plan d’aide moyen ». C’est certainement parce que chaque année leur état s’améliore, donc leurs besoins diminuent… mais le principal vient ensuite : « prépondérance croissante des GIR 4 ».

Je vous demande une petite seconde d’attention pour comprendre : chaque personne qui entre en dépendance est classé en 6 catégories pour évaluer leurs besoins ; GIR 1 la personne est grabataire, et en 6 elle n’affiche que de faibles difficultés.

Tout le problème réside dans ce groupe 4, car 4, 5, 6, ne bénéficient d’aucune aide. La subtilité consiste donc à « gonfler » le 4. Je vais vous expliquer : imaginons Mme B. qui réside à Vincennes. Elle rentre de Bégin où on l’a sortie d’un accident vasculaire et présente une demande d’Allocation Personnalisée d’Autonomie, l’APA. Dans les quinze jours quelqu’un vient pour l’enquête :

_ Est-ce que vous sortez de chez vous ?

_ Pour l’anniversaire de ma fille mon gendre est venu me chercher, mais il m’a porté dans sa voiture…

_ Donc vous sortez de chez vous ! Est-ce que vous vous lavez toute seule ?

_ Non.

_ Et le week end ?

_ C’est différent, je me lave comme je peux…

_ Vous vous lavez !

À la fin de l’entretien Mme B. demande à quoi elle aura droit.

_ Je fais les comptes… ça y est : alors, ça vous fait… GIR 4 !

_ Ça  va m’aider de beaucoup ?

Non, ça ne l’aide de rien du tout, même pas « peanut ».

Pour une de mes patientes qui était née en 1918 j'ai obtenue GIR 4. Elle était rassurée, on lui affirmait qu’elle allait bien, qu’elle pouvait faire son ménage, descendre les poubelles, sauf… qu’elle ne s’en rendait pas compte.

Que faire? Réclamer une nouvelle évaluation pour être classé GIR 3 après un nouveau dossier et d’âpres discussions.

 

J’espère que mes confrères feront comme cela, sinon ce sera un peu comme le vieux système du cocotier.

 

 Je pense que ça vous permet de comprendre le processus qui aboutit à « tout va pour le mieux dans le meilleur des Val de Marne ».

 

L’autre problème majeur en temps de crise est le logement.

Il est inadmissible qu’avec plus de deux milliards d’euros de budget on ne puisse trouver plus de 15 millions d’euros pour Valophis et que chaque année on ne puisse proposer plus de 740 logements nouveau grâce à eux.

740, c’est le nombre de demandes pour une ville comme Saint-Mandé, mais notre budget n’est que de 33 millions d’euros, pas deux milliards.

 

Croyez-vous qu’on pourra répondre aux espoirs des 32.867 familles dépendant du rsa ? Vous n’offrez que 15 millions alors que vous avez prévu 13.330.000€ pour réhabiliter une briqueterie destinée à la chorégraphie !  

Ne pensez-vous pas que les 25 millions d’euros prévus pour les ordinateurs portables des collégiens pouvaient attendre un peu et dans ces temps exceptionnels mieux servir en permettant à de nouvelles familles en déshérence de se loger ?

 

Au moment où devant nous, certes à Paris mais dans le bois de Vincennes, ni Mme Blumenthal maire du 12è ni M. Delanoé n’ont trouvé de gîte pour ceux qui s’appellent "les hommes des bois", est-il normal de tourner la tête ou de n’offrir que des conseils de médecins à la retraite pour réconforter ces humains victimes de l’ultra-misère ? Notre département ne fera-t-il rien pour eux qui se réfugient dans des espèces de huttes faites de branches et de sac poubelles ?

 

Alors, prévoir 830.000€ pour aller aider les hommes en situation de précarité en Amérique, en Afrique ou ailleurs, l’année prochaine n’est-ce pas paradoxal quand il y a tant à faire ici, en Val de Marne ?"

 

Il s'agit de mon intervention le 06/02/12 lors du débat concernant le Budget Primitif pour 2012     

 

 

 

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:43

 

 Le noeud gordien se situe là.

 À la suite des accords symbiotiques entre François Hollande et Eva Joly sur la sixième circonscription, une entente a été conclue bien rapidement et sans tenir compte des changements intervenus sur le terrain concernant la modification de la couleur politique des électeurs. Pour prendre un exemple symbolique, alors que les élections précédentes à Fontenay sous Bois attribuaient 19,7% à l'UMP, aux cantonales de 2011 la candidate qui venait pourtant de recevoir une belle médaille pour ses efforts (lesquels? à venir?), faisait grimper l'aiguille à ... 8,5%!

 Affligeant, pire inquiétant... pour la droite.

 

 Cette situation inédite méritait une certaine réflexion, que n'a pas pris en compte le bureau politique du PS (Qu'a fait Claire Lemeunier, la responsable, pour éclairer le parti? Ou le PS, comme les autres, possède-t-il des strates infranchissables?). Il n'empêche, les conséquences ont échappé à toute logique.

 Rapidement le rythme de la pré-campagne s'est accéléré, un rythme de tango: trois pas en avant trois en arrière: annonce de candidature puis retrait. Mais une danse pratiquée à deux: annonces de Mme Lemeunier et de M. Dornbusch pour être candidats PS.

Zéro c'était peu mais deux c'est trop.

 D. Dornbusch? Oui, car du haut de l'Olympe, tel Vénus sortant du bain, l'homme s'est levé de son hamac où une douce brise le berçait. C'était l'heure du gâteau.

 C'est là que pressentant une nouvelle valse-hésitation du PS, Eva a sonné l'attaque: un mildiou général sur toutes les circonscriptions du Val de Marne où un de leur candidat se présentera.

Pourquoi?

Pour faire peur aux socialistes et obtenir à nouveau, officiellement espère-t-elle le siège de notre député.

Mais est-ce crédible? Les verts peuvent-ils gagner?

Il faudrait une sacrée naïveté pour y croire.

Les verts val de marnais seraient-ils les plus bêtes de France?


Pourquoi l'accord évoqué reste-t-il calamiteux?

Parce que si Mme Lemeunier peu espérer un destin national ( de députée) en passant par la 6è circonscription ou ailleurs (comme Mme Filipetti par exemple), elle doit respecter le pacte, et si M. Dornbusch veut prendre Fontenay sous Bois, ce qui devient réaliste en supprimant les liens secrets et malsains entre l'UMP et le PC, il ne peut pas ne pas respecter les ordres officiels du PS et se mettre à dos les verts pour les municipales dans deux ans.  



 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 01:25

« Peu de gens savent être vieux » !

Cette réflexion nous fait sourire, nous saint-mandéens. Son auteur, un habitant de l’ouest parisien ne savait pas qu’au XXIè siècle dans notre ville un système de protection sociale à la tête duquel se trouve Dominique Grujard permettrait de répondre à toute détresse à tous besoins grâce à trois assistantes sociales aux parfaites compétences, dévouées et présentes à leur bureau mais mieux encore : sur le terrain.

La situation de ce nanti ne nécessitait pas téléalarme, portage de repas et l’été surveillance téléphonique quotidienne comme nous le proposons aujourd’hui, mais l’époque était différente. Ce malade goutteux et qui faillit perdre la vue n’imaginait pas que notre service invite la population à des conférences gratuites sur des sujets comme la tristement célèbre DMLA (dite « macula ») ou beaucoup d'autres maladies liées à l’âge.

Ce noble ne pensait pas que des aides aux saint-mandéens en difficulté pour régler leur loyer étaient mises en place en partenariat avec le Conseil général, et que des aides exceptionnelles existaient.

Ce descendant de Pic de la Mirandole dont Voltaire précisa qu’il connaissait vingt deux langues à dix huit ans, ne pouvait se douter qu’un jour à Saint-Mandé naitrait un Centre d’Amélioration de la Mémoire accessible à tous. Il ne concevait pas qu’avec le Centre de Soins Infirmiers  et le Service de Soins Infirmiers à Domicile dirigés avec brillo par Martine Guinot, il aurait pu gagner des années de vie !

Enfin, cet écrivain amoureux des salons, à l’époque lieux de discussions et réflexions philosophiques, n’avait pas rencontré Florence Lavoué qui a créé avec son équipe un programme annuel de sorties et vacances dans lequel sont égrenées les visites de musées, de monuments architecturaux renommés, de demeures d’artistes. Elles n’ont pas oublié d’y intégrer des moments festifs permettant à nos saint-mandéens de se retrouver pour tisser de véritables liens sociaux entre eux.

Il n’y a qu’une demande qu’il a obtenue et que nous ne pourrions satisfaire : passer ses derniers instants avec Bossuet.

Mais la vie est à vous, à nous et avec de tels programmes il est hors de question d’imaginer pareille démarche.

Quel bonheur de ne pas être le comte de La Rochefoucauld mais un simple saint-mandéen du XXIè siècle !


Voilà où et en quoi mon action va continuer de se développer en cette année 2012 

    

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 16:57

Les voeux politiques peuvent être classés en trois catégories. Ils représentent souvent l'expression traditionnelle d'un moment de générosité envers ceux que l'on connait parfois à peine. Mais en période électorale, une durée qui peut parfois commencer plusieurs années avant le rendez-vous des urnes, d'autres témoignent d'une flagornerie sans limite à l'égard des futurs votants dont les intéressés traquent les voix. Enfin les derniers types de voeux sont à disséquer pour leur interprétation au deuxième ou troisième degré, pour le décodage de l'information subliminale émise.

Pour étoffer mon propos les voeux de notre président appartiennent bien à l'une des catégories nommées.

À deux?

N'en demandez pas trop!

 

À mon tour de vous souhaiter une magnifique année 2012, loin des menaces promises par les uns, des risques affublés aux autres, parce que l'Europe n'est pas morte. Un enfant turbulent peut casser un jouet et craindre qu'on ne puisse le réparer, mais l'Europe a mis près d'un demi-siècle pour être conçue, ce ne sont pas deux discours qui la feront éclater.

Je voudrais souhaiter beaucoup de courage au prochain président, même si aucun candidat ne semble plébicité par le pays, et beaucoup de discernement aux français.

J'espère que chaque électeur dans notre France perplexe saura reconnaitre dans sa circonscription celui qui sera à même de contribuer à sortir son pays de ce psychodrame généré par des acteurs pitoyables.

 

Belle année à la France, aux français, mais aussi à tous ceux qui vivent sur notre si précieuse biosphère.

Longue vie à l'Europe.

Que chacun réapprenne l'espoir.

 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:31

L’épicentre de ce phénomène non naturel qui se produisit lundi 12 décembre, s’est situé dans l’Hôtel du Département. Ce jour là chacun eut l’impression de découvrir une corne d’abondance géographique, la fameuse montagne de promesses. Le pôle emploi allait pouvoir se croiser les bras après avoir trouvé une fonction pour chacun, les entreprises devaient envahir nos 48 villes dès le premier janvier. La célèbre source de temps libre, slogan de la majorité du Conseil général pour attirer le monde du travail, deviendrait fontaine de jouvence pour les personnes âgées, et l’escalier Potemkine (non accessible aux utilisateurs de fauteuils roulants) de l’entrée principale de ce lieu où tout se décide dans le département se doterait d’un tapis volant.

 Demain on ne rasait pas, on épilait le mammouth gratis.

Chacun écouta religieusement, même si le lieu n’est pas adapté pour, on s’approcha, la corne disparut d’autres se dessinèrent…

Las ! De la Savoie aux riches montagnes on arriva au plat pays, sans les digues. On découvrit la cause de tant de joies : un micro déversait des sons dignes des charmeurs de serpents. On aurait tout et on espérait plus encore...

La réalité fut rude : on produit des hectares de bureaux… vides. On atteint 39.000 bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (sans compter les chômeurs). On propose dans des écoles de puériculture dépendantes du département des frais d’inscription de 6000€. On offre en moyenne moins de 1€ par personne handicapée pour qu’elle adapte son logement à sa situation.

Malheureusement notre mensuel ne traduira pas en braille nos réflexions et pour Potemkine il faudra attendre le bicentenaire.

Notons que pour certains les fêtes se seront bien déroulées : entre 300.000 et 550.000€ ont été dépensés pour acheter des forfaits de ski à tarifs préférentiels (oui, mais c’est à La Plagne). Anri Sala s’est vu acheter son œuvre « Le Clash » pour 67.500€, on est content pour lui. Mais ça ne va pas attirer les foules au Mac/Val. Et les pluies au Salvador (pas le tsunami, ni un volcan en éruption, ni les inondations de Thaïlande) nous font donner 30.000€ pour deux villes.

Il y a bien les contes de Noël, et les lendemains de réveillon.

Pour le réveillon je vous offre l'article que je destine au mensuel du Conseil général. Je sais, j'aurais dû attendre après les fêtes... 

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Jean EROUKHMANOFF - dans Val de Marne
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