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  • : LE BLOG DE JEAN EROUKHMANOFF
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  • : Billets d'humeur et réflexions engagées autour de la vie politique et citoyenne de Saint-Mandé et du Val de Marne
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Jean EROUKHMANOFF

Médecin généraliste à Saint-Mandé, ancien conseiller général et maire-adjoint de la ville.

Le Zoom Sur

Saint-Mandé et moi

RUE JEANNE D'ARC: C'est dans cette rue que mes parents ont choisi de s'installer ,en 1956 ,j'avais 4 ans.

RUE DU COMMANDANT MOUCHOTTE: C'est la rue de mon école maternelle puis , primaire. On l' appelait "Mouchotte" mais elle a été baptisée Charles Digeon.

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE(anciennement rue de la République): J'y ai installé mon cabinet de Médecine Générale, pour soigner une patientèle qui me ressemblait, j'avais 25 ans.

Rue de l'ABBE POUCHARD: Mon fils aîné y a fait ses premiers pas.

Rue DE BERULLE: La rue du Conservatoire Robert Lamoureux, ma fille contrairement à ses frères adorait les cours de solfège.

Avenue DAUMESNIL: C'est là que nous nous sommes installés avec mon épouse, pour élever nos trois enfants et recevoir désormais avec un grand bonheur nos deux petits-fils qui attendent avec impatience la réouverture du Zoo.

Archives

Bio

1956 Je découvre Saint-Mandé, le bois ,les manèges ,le zoo, et les coupes de cheveux réglementaires d'Edmond, le coiffeur de la rue Jeanne D' Arc. 1969 :j'obtiens mon bac au lycée Berlioz. 1976 : j'ai fini mes études de médecine et j'effectue mon service National dans le 404 ème Bataillon de Commandement et de Soutien. 1977 : j'ouvre mon cabinet de Médecine Générale à Saint Mandé et je crée une consultation de Médecine Générale au dispensaire ST Yves ,à La Courneuve ,ne pouvant refuser la requête de Sœur Cécile, une patiente que j'ai soignée lors de mon internat au Hertford British Hospital,à Paris. 1980:Le Sénateur -Maire Jean Bertaud célèbre mon mariage avec Michelle, Chirurgien -Dentiste qui exerce avec moi ,avenue du Général de Gaulle. 1981,1984,1987 : Trois très grandes années, la naissance de mes enfants. 1995 : J'intègre le monde politique local de Saint Mandé, je deviens Conseiller Municipal ,puis Adjoint au Maire. 2001 :Je suis élu Conseiller Général de Saint -Mandé. 2008 : Je suis réélu Conseiller Général par les Saint- Mandéens.

A La Une

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    1/ Attention aux petits coups de chaleur... Durant l'été, bien souvent, certains ne s’hydratent pas suffisamment. Et, faute d'un esprit clair, basculent dans le drame, se croyant parfois victimes de complots à la Richard III. Ils se retrouvent le front...
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    « Détournement de fonds publics » ! La correctionnelle parce que la justice suspecte qu’une étude d’un montant de 8.300€ ait servi à payer une partie des frais d’avocat d’un maire. Et l’avocat est suspect de « recel de détournement de fonds publics »....
  • AÏE! AÏE! AÏE!
    En Cassation ça passe ou ça casse. Ça peut surtout casser les reins de celui qui se pourvoit dans cette démarche. Certains disent que quand on prend une chaise, il faut casser sa tirelire, s’ils chaussent leurs grosses lunettes il faut faire un tour à...
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:25

 


 



Qui est Stéphane Guillon? Le plus féroce, le plus brillant des critiques politiques. Pour comprendre, prenez la pugnacité d'un Zola, lustrez-la avec le lyrisme de Céline, décapez avec l'humour des Marx Brother's, surtout pas de Hugo, ça serait perdu, offrez le tout au successeur de Jouvet: écoutez et admirez, ce ne sera pas "bizarre", c'est grandiose!
 On craignait pour lui une fin à la "Z", ou à la Ben Barka, mais S. G. prend le métro et Lipp a recruté des vigiles. Malgré tout, la décision aurait été prise en haut lieu à la 10è vision de "Gladiateur", Stéphane Guillon "serait démissionné" en juin. Ses épaulettes de chroniqueur seraient arrachées dans la cour de France Inter, son micro brisé sur le genou de son chef, mais rien n'est définitif.

Alors pourquoi? 

 Bien sûr pour les petits, les médiocres la vie a changé, ils ont beau raser les murs on les reconnait. C'est eux qui devraient disparaitre, et Guillon qui mériterait d'être remercié.

 Pourquoi diantre revenir à la censure, et rechercher désespérément un nouveau Dr Guillotin avec une recette inédite? Le pouvoir est-il si faible qu'on craigne qu'un éclat de rire ne le fasse tomber?

Nommer destrier le scooter de Jean Sarkozy est-ce un crime de lèse-majesté?
 
 Fallait-il corriger la formule concernant ce ministre qu'on promettait premier et après "son menton fuyant " ajouter "à l'inverse de sa personne" pour éviter l'amalgame, ou peut-être pourrait-on demander à Google un "simplificateur de termes", et si par le plus grand des hasards pour M. Besson, on rencontrait à son endroit la malheureuse expression "oeil de buse" celle-ci serait corrigée immédiatement par "oeil de biche", pareil pour "nez de fouine" remplacé illico par "nez aquilin". Et si cela ne se passe pas bien pourquoi ne pas interroger les chinois sur les correcteurs informatiques à appliquer sur chaque portable pour ne diffuser que des nouvelles pro-bessoniennes?

 Sinon que prévoir pour cet hebdomadaire titrant "La Tragédie de Sarkozy"? Doit-il remplacer sa première page par "La Comédie de Sarkozy", ne risque-t-on pas de penser qu'on évoquerait une espèce de crise de nerf à propos des must de Stéphane Guillon? Et si on suggère "Le Mélodrame de Sarkozy" ne va-t-on pas glisser vers du mauvais Feydeau?

 Va-t-il  être nécessaire de censurer "Cyrano" pour qu'un ministre ne s'y reconnaisse pas, puis corriger le menton et les yeux de Ratatouille pour les mêmes raisons?

 La liberté ne repose pas sur le nez de Pinocchio, sinon elle risque de vaciller quand il va s'allonger.
 Et qui aura plus à perdre?

 Avec Guillon le "Monocle riait jaune", après juin il va pouvoir entonner ses chants patriotiques prussiens, Aubry va balayer tranquillement la piste pour le vol 2012 DSK, Duflot va demander à transformer le périphérique en 4 voies  pour rollers et vélos, Buffet risque d'appuyer l'adhésion de la Russie à l'Europe et de vouloir souligner l'aspect social de ces états qu'on traduirait par une nouvelle dénomination: "Union des Républiques Sociales avec les Soviétiques", l'URSS.

La contestation reste le socle d'une démocratie. 

 La Liberté ne consiste pas, à ne tolérer que les pleurnicheurs du matin qui prennent une douche plutôt tiède pour se retirer le cirage des ongles et ensuite, servir à leur estomac d'ogre un copieux déjeuner. 
 Le Courage ce n'est pas de supporter chaque matin qu'un imitateur s'attaque méchamment à ...G. Chivardi, après avoir égratigné mollement le pouvoir.
  
  Sinon en juin distribuez à ceux qui resteront des bonnets à clochettes.


 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 22:38

200px-Official portrait of Barack Obama SarkozyDeVillepinConfPresse.jpgDSK-copie-1

 

Fin 2008
américains et français auraient voté Obama. Un an plus tard ni les uns ni les autres ne seraient aussi catégoriques. À priori leurs voix aujourd’hui favoriseraient McCain.

  François Mitterrand avait connu la vague rose, non pas celle où on demandait de couper des têtes, mais celle où l’un de ses proches demandait publiquement le nom des têtes. Le reflux fut brutal, le ressac laissera sur la grève, tels les sacs plastiques, entre autres un premier ministre.

  Nicolas Sarkozy surfa sur une vague bleue que de mémoire de politicien personne ne connut.
  Tout lui réussissait, il conquérait les américains, courtisait Angéla Merkel et offrait aux anglais l'image d'un sage respect de leur Reine, particulièrement apprécié. Le monde redécouvrait la France!
Sur le plan intérieur, il dominait la droite par sa vision gaullienne de ce nouveau concept économique d'un libéralisme fructueux pour tous, qui devait emporter les suffrages de l'ensemble des français et en particulier des syndicats.
Il séduisait la gauche par cette ouverture d'idée sur l'indispensable volet social et son écoute des meilleurs de chez elle ...avant de les  adopter.
 
  Il dominait les hommes politiques… Mais, pas les femmes ! Lui qui cultivait les relations privilégiées avec les grands de ce monde, vit sa première vague se briser, sur celle qu’il aurait érigée en Diana, Lady Cécilia !
 
  Pourtant il fut à l'origine d'une marée de réformes (retraites, service minimum ...), il géra cette crise économique majeure avec talent à l'inverse des espagnols et des grecs.
  Mais l’écume arc-en-ciel accapara les esprits: transfuges roses (Besson, Charasse ...), se mélangeant au kaki des Khadafi et autres tadjiks et flétrissant le blanc fleur de Lys choisi pour l'avènement de Jean III. Jean III, un caillou dans la chaussure, devenu croche-pied qui le fit s’écrouler : son fils, bac +1, dont la crinière digne de de Villepin fut rasée et remplacée par des lunettes à la Léon Zitrone, ne put convaincre malgré le maquillage, qu’il ferait  …un grand président de …l’Epad.
 

  Le charme fut rompu ! Les français venaient de comprendre.

  Devant tant d’exemples de foules enthousiastes déçues, la question est de savoir si, en politique, la désillusion vient de la population dont toute passion précèderait la répudiation, ou si elle vient des "Héros", brillants dans la construction de leur légende, maladroits sur l'Olympe. Dans ce cas en évitant toute erreur, tout excès on pourrait échapper à la terrible sanction. 
  Alors, devant la DSKmania qu’on pressent, une gestion à la Chirac assurerait-elle la longévité ?

  L’inconvénient supplémentaire avec DSK  n’est-il pas, celui d’être devenu un héros avant d’exister ?

  Tel Delors, les français semblent l’avoir adoubé avant  de le connaitre, mais ils l'ont adopté comme un super banquier de gauche et, à l’inverse du Président actuel, comme séducteur: un Casanova du monde politique ... beaucoup plus porteur qu’un Werther éconduit.

 

 Mais ces amours d’un pays pour son président, ne sont-elles pas inéluctablement éphémères. Ces engouements ne durent-ils pas autant que les floraisons de ces palmiers appelés Talipot, que l'on voit dans le jardin de Pamplemousses, le plus célèbre parc de l'Ile Maurice et qui possèdent la caractéristique de ne fleurir qu'une saison tous les cent ans, une année dans notre vie d'homme?


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:15

 

Nous l’avions compris, M. Mattéi, ministre de la Santé à l’époque, ayant été porté disparu pendant l’épisode de la canicule, Mme Bachelot a décidé de faire l’inverse lors de cette malheureuse grippe A. Le premier ayant fini dans la trappe à ministre (rejoint plus tard  par Bernard Laporte, Roger Karoutchi, André Santini …) la seconde devina comment y échapper : si son prédecesseur se distinguait autant qu'un poisson-pierre dans les calanques de Porto, elle devait s'afficher aussi visiblement qu'un cétacé dans votre baignoire.

 Il n’avait pas brillé, elle deviendrait la femme aux records.

 On annonçait 1 vaccin pour 3 habitants aux USA, on en créerait 1 et ½ pour chaque français. Sauf qu’entre ceux qui ont attrapé cette grippe et ne seront pas vaccinés, ceux qui n’ont pas confiance dans les paroles de l’état sur l’innocuité du vaccin (Souvenez-vous de ce sang qu’on savait contaminé, qu’on pouvait tester et qu’on a injecté aux hémophiles sans contrôle, mais sans risque pour Mme G. Dufoix responsable mais pas coupable)  et ceux qui sont contre ce type de vaccination, la proportion de vaccins utilisables sera de un pour trois habitants, ce qu’ont commandé la plupart des pays occidentaux.
  Que va-t-on faire du reste ? Le stocker dans des frigos immenses, qu’il faudra recycler ensuite ? L’offrir aux pays dits "en développement" ? Mais la ministre se targuait de réduire de 3 milliards, avec des mesures controversées, son déficit record de 33 milliards. Si on offre maintenant à ces nations en difficulté de payer ces vaccins avec de l'argent qu'on leur aura prété, l’opinion publique française comprendra bien mal pourquoi on aura dépensé en trois mois 1 milliard et demi sur les trois gagnés (en coût du vaccin, campagne de vaccination à la télévision et sur les chaînes de radio, envoi par la poste à chaque français d’une lettre, et pour les enfants d’un véritable dossier ...). 

On affola la responsable de notre santé en prévoyant, incroyable …mais vrai …pour notre ministre, une mortalité jamais vue.  "Kervielisée", elle acheta des dizaines de millions de traitements par Tamiflu, dont le stockage fut complexe. Mais après la phase de dépense vint l’angoisse de celui qui est au bord du gouffre, une sorte de vertige par réalisme, l'angoisse du gardien de but avant un pénalty ...d'un gardien non voyant. Alors vinrent les conseils officiels prodigués par le ministère : il faut attendre trois jours avant de traiter, et comme le quatrième jour le traitement n’est plus efficace, il vaut mieux ne pas traiter du tout …et peut-être envoyer tout ce Tamiflu avec les vaccins aux pays qui le demandent ?

Enfin après avoir tant dépensé, et bien peu pensé vint la rigueur. À Saint-Mandé nous avions planché sur les sites capables de répondre à une vaccination de masse, les médecins possibles pour cette campagne, et les réunions s’enchaînèrent …pour rien ! Le ministère releva les copies qui ne servaient qu’à rire, puisque eux les penseurs avaient déjà statué sur une seule ville par zone et sur quatre communes il n’y aurait que Vincennes qui possèderait un centre.
 Quant aux médecins généralistes, on ne ferait pas appel à eux, on semblait même étonné qu’ils puissent vacciner.

C’était logique ça ne répondait pas à l’art des paradoxes ministériel !

Jusqu’à aujourd’hui ...où mon confrère et collègue le Dr Alain Assouline vient d’être réquisitionné pour aller vacciner dans le local de Vincennes, pourquoi pas dans son cabinet : ça serait trop facile, ça ne répondait pas à la directive : « Comment faire compliqué ? ».

 Et puisque, après une campagne télévisuelle montrant un mort, quelques sujets hospitalisés et évoquant une mutation virale, par  l'organisation d'une sensibilisation à coup de spots et de messages radio le ministère avait semé la panique, seule capable de transformer les salles de vaccinations vides en files d’attente de 4 heures, le Dr Asssouline serait puni d’une présence au local samedi soir de 18h30 à 22h30. Ceci par décision préfectorale, la police est venu chez lui le lui signifier.

Cher Confrère soyez solidaire avec notre ministre qui doit écouler ses 95 millions de vaccins pour 64 millions de français, rapidement, avant que la mutation du virus ne rende inutile toute vaccination avec un vaccin caduc.

Sinon soufflez-lui qu’en retirant l’adjuvant, la dose de virus nécessaires est quatre fois plus importante et donc permettrait de ne vacciner que 95/4 soit 24 millions de français, on n’aurait plus besoin de jeter ou de donner les doses non consommées. L’ennui c’est qu’on lui demanderait « Que faire des adjuvants ? » et de nous rappeler à quel laboratoire on aurait acheté cela pour rien !

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 08:36
Beaucoup d'entre vous se demandent comment vie politique et fonction de médecin peuvent être compatibles. Je vais vous livrer mon agenda politique de la semaine comme exemple prouvant que ce ...n'est pas simple.

Lundi 12 octobre:

 
_7h45: Réunion des Maire-adjoints avec le Député-maire:
  Notre" Mini Conseil des Ministres Saint-Mandéen", pour évoquer l'ensemble des problèmes à régler dans les différents secteurs et lancer les nouveaux projets. 9h15: fin de la table ronde.

_ 9h30: "Collège Offenbach":
C'est la traditionnelle distribution des dictionnaires et des calculettes offertes par le Conseil Général comme cadeau de bienvenue pour la nouvelle année scolaire et aide symbolique pour encourager ces jeunes de la 6è à la 3è.
 Le président du Conseil Général n'a pas oublié grâce à une lettre bien sympathique à son en-tête, de "tirer la couverture" pour que ces jeunes n'oublient pas le guide ... Dans un silence impérial dont je les remercie, en présence de Mme Rozet, la principale, je rappelle à trois classes de 6è et une de 4è l'importance de notre institution qui avec ses deux milliards d'euros comme budget annuel en dépense 11 à 13% au titre de l'enseignement, le reste servant au social pour 60%, maison de retraite, APA, et ce fameux RSA, Revenu de Solidarité Active, que N. Sarkozy vient d'étendre aux jeunes. Je les prie de nous excuser de ce geste modeste quand d'autres offrent des voyages à l'étranger aux enfants qui ont simplement été présents au cours de l'année.

  Mardi 13 octobre:
La semaine du goût a débuté et dans le cadre du CCAS dont la vocation est d'aider à la réinsertion sociale des personnes agées, souvent repliées sur elles parce que délaissées, ou par crainte que leur isolement ne les accompagne où qu'elles aillent, nous avons organisé un repas à "L'Ambre d'Or", restaurant saint-mandéen dirigé par un chef qui reçut une étoile du "Michelin". Jean-Marie Burnet s'est surpassé pour proposer un menu qui permette de redécouvrir nos terroirs oubliés et faire regretter des légumes du passé, sans que ça ne coûte trop cher aux convives.
 À 11h30: je viens vérifier que les 40 couverts prévus, maximum possible dans cet établissement seront copieusement servis. Malheureusement, je découvre le surbooking culinaire: 3 personnes supplémentaires se sont inscrites directement au restaurant sans passer par le CCAS. Nous avons une heure pour trouver la solution, avec le sourire.
 À 12h30: je reviens pour saluer l'ensemble des convives leur souhaiter la bienvenue et une bonne lecture du programme des festivités proposées tout au long de l'année. Je me vois obligé de rester pour déguster l'amuse-bouche: "Une Crême Brulée au Potiron et au lait de Coco" dont seuls une femme née aux Antilles et moi avons trouvé les ingrédients. Je rassure les convives, pour moi ce n'était pas très difficile, le chef m'avait indiqué la recette... Je ne pourrai déguster les autres plats, médecine hivernale oblige.

 Mercredi 14 octobre:
  8h: au tour des jeunes de profiter d'un petit déjeuner digne de cette semaine du goût. Mme Rozet a accompagné les enfants des classes de 6è au restaurant de l'école Paul Bert où a lieu ce repas presque gargantuesque.
  Notre député maire, Mme Pallière, Mme Marghieri  et moi-même prenons un café en évitant les grappes de raisin, jus de fruits, pain d'épice, véritables pièges à kilos.
  20h30: Avec un peu en retard je participe à la réunion politique concernant l'ensemble de la circonscription, au moment où la tourmente souffle sur un petit jeune "qui en veut" et qui vient de perdre sa perruque dorée en cherchant à attrapper une paire de lunettes, pas de chance ce sont celles de Léon Zitrone! Pas de chance aussi son nom est l'homonyme d'un président, non pas Berlusconi (oui, il n'est pas président). Mais pour une fois qu'un étudiant comprend qu'il n'y a pas que les diplômes pour réussir. Quel courage, j'apprends que c'est un travail bénévole! Je pense qu'il mériterait d'être encouragé, peut-être une manif ... 
Enfin ce n'est pas exactement ce que j'ai dit.

Jeudi 15 octobre:

  9h30: Conseil d'Administration  de l'Institut Le Val Mandé, ancien Institut des Aveugles, superbe établissement symbole de la lutte pour les personnes handicapées. À 10h15 la majorité des membres du Conseil est absente du fait des grêves et autres perturbations dans les transports, je décide de partir et demande qu'on me rappelle si la situation évolue.
  13h30: vérification que l'ensemble des fournitures réclamées par la conférenciére qui effectue sa prestation à 15h, sont bien en place.
  
14 h:consultations en mairie:
-Remerciements d'un fils pour avoir débloqué une demande urgente de placement en maison de retraite pour sa mère de 97 ans brutalement passée en grande dépendance.
-Protestation d'une chômeuse depuis 2007 qui demande combien la mairie pourra verser à la fin de ses droits. Je lui indique son droit au RMI dont la mairie est l'une des trois seules du département à s'occuper des dossiers de réinsertion. Nouvelle revendication elle veut plus. Je lui indique une association qui recrute à Saint-Mandé pour un poste d'auxiliaire de vie. Réponse:"je ne suis pas une femme de ménage", je l'invite à chercher un emploi plutôt que de courir des aides qui ne dépendent pas de la mairie, et lui indique que le rôle d'une auxiliaire de vie va bien au- delà de ces trois mots que c'est la dernière chance pour une personne dépendante de rester chez elle, son action est humaine sociale psychologique, son impact est déterminant sur l'espérance et la qualité de vie de celui ou celle qui lui accorde toute sa confiance. Elle estime que c'est une honte de ne lui proposer que cela, je lui explique qu'étudiant j'ai travaillé comme aide-soignant à l'hopital de Montreuil, tâche difficile, et que je n'en ai pas été humilié. Elle veut écrire au Président et au Premier Ministre ...
-Suivent deux autres rendez-vous.

  Puis,à 15h: présentation de la conférence proposée par le Dr Attia-Lapidus, diplômée de Nutrition et de l'Institut Supérieur de Gestion, sur le thème du goût et intitulée: "L'Avenir est dans votre Assiette". 45 personnes ont écouté captivées les deux heures d'information sur diététique et nutrition.
Je clos la conférence pour permettre à cette experte de repartir à son cabinet où ses malades l'attendent.
   17h: courrier à la mairie, puis travail sur le Conseil d'Administration que je présiderai la semaine prochaine au CCAS (Service d'Actions Sociales).
 Il me faut impérativement terminer avant 19h30, car je ne raterai pas le concert à la mémoire d'une grande artiste et historienne, parfaite épouse et mère de famille dont je fus le médecin pendant 30 ans. Une ferveur exceptionnelle a régné durant toute la soirée. Je sais que ces offrandes musicales, elle les a entendues de tout là-haut, et j'espére qu'elle répète les morceaux avec lesquels elle nous étonnera quand on viendra la retrouver plus tard.

Vendredi 16 octobre:
  Lettres de remerciements à ceux qui ont participé gracieusement aux actions récentes.
  Annulation de la prestation que devait faire le psychologue lors de la semaine des Séniors. Coups de fil, et très courtoisement il trouve une remplaçante pour jeudi prochain, il s'agit d'une thérapeute de ses amis, très habituée et qui adore colloques et congrès. Ouf! À part vous personne ne le saura.

Samedi 17 octobre:
12h: journée verte dans notre ville, très peu d'affluence devant les kiosques montés sur  la place de l'Hôtel de Ville, hormis le Maire, Florence Crocheton, des conseillers municipaux et le personnel des "Marronniers". Les commerçants présents devraient se labeliser: "La Vie est Très Chère". Cet après-midi projection aux "Marronniers" de "Home", je sécherai, mais je ne suis pas le seul.

  En pleine épidémie de grippes, il fallait garder 9/10è de mon temps pour les patients dont la santé reste ma priorité. Je ne suis pas Denisovitch, mais ce ne fut pas simple.

 

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 09:47
  Quand Frédéric Mitterrand publie "La Mauvaise Vie" ce n'est pas "La Vie Est Belle", même par dérision, il exorcise un trait qui lui colle à la peau, il part à la rencontre d'autres âmes en errance, c'est "Le Hollandais Volant" qui n'accostera jamais, qu'aucun rivage ne jugera digne d'hospitalité. Ce n'est pas l'homosexualité en tant que telle qui lui pèse c'est la vanité de sa quête d'une rencontre définitive, l'absence de liaison officialisable, qui aurait pu se conclure par la création d'une famille. Il ne supporte pas cette prison que lui imposent son corps et ses sens et qui le conduit à ces rencontres éphémères. Sa sexualité il ne peut la faire taire même si il en regrette l'expression et si la tarification ajoute à la rancoeur et confine au dégout. Ce ressac sexuel dont il se sent victime, l'étouffe en l'étreignant.
  Nous sommes à des années lumières d'une apologie, mais en plein coeur d'une souffrance. Tout ceci est exprimé dans un ouvrage littéraire qui n'a jamais été annoncé comme autobiographique, et où la pédophilie n'est jamais décrite et encore moins pronée. Enfin il ne faut pas confondre sexualité à l'étranger et tourisme sexuel. Mais les loups comme l'expliquait Bergman, attendent l'heure où les esprits sont engourdis, où la pénombre glauque prête à la confusion et leur permet de sortir de leur tanière pour hurler et laisser couler leur bave.
 
  On reste bien loin de Daniel Cohn-Bendit dont les écrits ont été rappelés par F. Bayrou. De quoi s'agissait-il? D'un livre, qui n'est pas le récit d'une souffrance, mais presqu'une narration de souvenirs dans lequel est décrit un moniteur qui laisse des enfants, dont il a la garde, lui ouvrir la braguette. Ce qui me choque c'est qu'une "personne ayant autorité" profite de sa situation à l'égard de "personnes vulnérables", en l'occurence des enfants, qu'on n'y lise aucun regret aucune culpabilisation ou condamnation, mais que ceci suggère une sorte d'initiation "À l'Ombre des Jeunes Gens en Fleur". Certains pourraient y voir l'amorce d'actes pédophiles qui seraient dans ce cas condamnables. Mais l'auteur reste dans la suggestion prudente et il s'agit d'un livre, difficile donc d'aller plaider, il n'empêche je taxe cela de sordide et, rentrant dans l'histoire, je plains les parents d'avoir confié leurs enfants à ces gentils moniteurs, même s'il s'agit d'un récit... Nauséabond, mais fructueux, les sondages montraient une opinion publique qui plébicitait le narrateur lui permettant de nous représenter en tant que député de l'Union européenne!

  Enfin, grande question, un enfant  adopté devient-il un enfant à part entière au sein de la famille d'adoption, a-t-il le même statut qu'un enfant né d'une mère et d'un père qui vont l'élever et l'éduquer? Alors dans ce cas peut-on prétendre se marier avec? Cela ne sous-tendrait-il pas des actes pédophiles? Ne s'agirait-il pas d'un dévoiement d'une autorité parentale? Ne sommes-nous pas devant le cas d'une "personne ayant autorité" qui va réaliser un véritable Oedipe, en profitant d'une "personne vulnérable"? Peut-on rester de marbre, et changer les définitions en fonction de ce qui convient au responsable? Il n'empêche,
Woody Allen a épousé la fille adoptive de son ex compagne avec qui il a partagé 12 ans de sa vie...!

  Voilà pourquoi je continuerai d'écouter F. Mitterrand, mais je boycotte les films de Woody Allen.
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 21:50

  Au Conseil Général du Val de Marne, on distingue facilement un UMP d'un communiste. Tout simplement parce que c'est la foire d'empoigne à chaque séance !
 Les pours contre les contres, puis inversement.

Parce que oui, certes, les deux clans sont soudés, aguerris, respectueux et courtois (la plupart du temps ahah!)… mais ils s'ennuient tellement pendant les longs discours creux et vides du président du Conseil Général qu'il faut bien l'ouvrir de temps en temps, histoire d'avoir un peu d'action et de mouvement et de ne pas se mettre à ronfler comme des rats morts. Vous avez déjà vu une séance parlementaire à l'Assemblée Nationale le mercredi après-midi non ? Ca digère sévèrement les gueuletons du déjeuner au restaurant ! Un qui s'affaisse comme un vieux cachalot, l'autre qui se cure gentiment les ongles avec son bouchon de stylo, celui-là qui raconte qu'il va aller à La Baule à son copain de banc… On se croirait devant un vieux Derrick rediffusé, hop les pantouffles et envoyez la sieste et les ragots pour les pépères !

Eh bien au Conseil Général du Val De Marne, je ne sais pas si c'est parce qu'on entre enfin dans la politique locale, ou que les élus se connaissent personnellement ou que les votes ont un impact direct sur la vie de chacun, mais croyez-moi, ça swingue comme chez le King, quelle que soit l'heure. L'Assemblée Nationale, à côté, a des faux airs d'hospice pour vieux séniles. Ca fait peine.

J'étais, il y a quelques jours à une séance sur le budget, à Créteil. Le budget, oui, vous me direz… D'autant qu'avec les vacances qui approchent, le budget c'était tout de suite moins funky comme sujet de discussion. Avec une petite poignée d'UMP contre une trentaine de cocos dociles comme des chiwawas à l'égard du Parti, le suspense du vote était aussi intense qu'un carré de chocolat au lait, vieux de 5 ans. Et pourtant… Pourtant je vous le dis, la séance n'a pas été un long fleuve tranquille.

C'est que pour les communistes et leurs amis socialistes, il ne s'agit pas de contester leur répartition du budget. Non madame, non monsieur, nous ne souffrirons aucune contestation !

Alors forcément, ça a balancé. Deux UMP s'avancent pour attaquer par une intervention soigneusement chiffrée et piquante. Immédiatement, d'un seul élan comme des petits soldats bien formés, les communistes and C° se hérissent d'une seule et même voix furieuse "Bouhhhhhhhhhh…!!". Oui, bouh, je n'invente rien, ça a été leur argument majeur les malheureux. Pas  "Touche pas au grisbiiiiii !", non, même pas, juste un pauvre, maheureux, misérable "Bouhhhhh" de rage rouge. Toute une moitié d'amphithéâtre de communistes tirés soudain de leur noble sieste a grogné "Bouhhhhhh" en agitant les bras et la tête. Mugissement hilarant qui a fait se bidonner les UMP. Et puis le Président a levé la voix pour rétablir la Vérité "Mr Duluc, nous prenons en note votre intervention, mais le compte 62, laissez-moi vous dire que…blablabla..". Réponse d'un UMP " Pardon ?  Mais 100%, on a demandé 100%, je suis désolé mais on ne peut pas faire plus !! Refaites vos comptes bon sang !! Qu'est-ce que vous ne demandez d'autre que 100% bon sang !"…

Je vous passe les détails, toujours est-il que la séance fut amusante, désopilante même, tant le clan communisto-socialiste ressemble à un troupeau de boeufs mugissants face à mes confrères élus UMP.
Il y a eu le vote, les votes, pour chaque portion de budget, symétrie parfaite dans les rangs : un tiers d'amphithéâtre UMP contre, deux tiers d'amphithéâtre "comsoces" pour, levée de petites mains sournoisement pointée de chaque côté. Symétrie parfaite je vous dis, un ballet épatant.

Famille des élus, Famille des UMP, je suis heureuse de faire partie de la troupe ! La lutte est aussi prenante que celle que nous avons menée pendant la campagne !

Supp. 
 

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