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  • : Billets d'humeur et réflexions engagées autour de la vie politique et citoyenne de Saint-Mandé et du Val de Marne
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Jean EROUKHMANOFF

Médecin généraliste à Saint-Mandé, ancien conseiller général et maire-adjoint de la ville.

Le Zoom Sur

Saint-Mandé et moi

RUE JEANNE D'ARC: C'est dans cette rue que mes parents ont choisi de s'installer ,en 1956 ,j'avais 4 ans.

RUE DU COMMANDANT MOUCHOTTE: C'est la rue de mon école maternelle puis , primaire. On l' appelait "Mouchotte" mais elle a été baptisée Charles Digeon.

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE(anciennement rue de la République): J'y ai installé mon cabinet de Médecine Générale, pour soigner une patientèle qui me ressemblait, j'avais 25 ans.

Rue de l'ABBE POUCHARD: Mon fils aîné y a fait ses premiers pas.

Rue DE BERULLE: La rue du Conservatoire Robert Lamoureux, ma fille contrairement à ses frères adorait les cours de solfège.

Avenue DAUMESNIL: C'est là que nous nous sommes installés avec mon épouse, pour élever nos trois enfants et recevoir désormais avec un grand bonheur nos deux petits-fils qui attendent avec impatience la réouverture du Zoo.

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Bio

1956 Je découvre Saint-Mandé, le bois ,les manèges ,le zoo, et les coupes de cheveux réglementaires d'Edmond, le coiffeur de la rue Jeanne D' Arc. 1969 :j'obtiens mon bac au lycée Berlioz. 1976 : j'ai fini mes études de médecine et j'effectue mon service National dans le 404 ème Bataillon de Commandement et de Soutien. 1977 : j'ouvre mon cabinet de Médecine Générale à Saint Mandé et je crée une consultation de Médecine Générale au dispensaire ST Yves ,à La Courneuve ,ne pouvant refuser la requête de Sœur Cécile, une patiente que j'ai soignée lors de mon internat au Hertford British Hospital,à Paris. 1980:Le Sénateur -Maire Jean Bertaud célèbre mon mariage avec Michelle, Chirurgien -Dentiste qui exerce avec moi ,avenue du Général de Gaulle. 1981,1984,1987 : Trois très grandes années, la naissance de mes enfants. 1995 : J'intègre le monde politique local de Saint Mandé, je deviens Conseiller Municipal ,puis Adjoint au Maire. 2001 :Je suis élu Conseiller Général de Saint -Mandé. 2008 : Je suis réélu Conseiller Général par les Saint- Mandéens.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:58

Un premier meurtre est perpétré contre un militaire et son mobile n'est pas le vol. Le profil de l'homme assassiné ne laisse apparaitre ni dettes ni drame passionnel ni engagement politique.

Le tueur a agi froidement, en professionnel.

Trois nouveaux meurtres surviennent, une nouvelle fois il s'agit de militaires et là aussi le mobile n'est pas le vol.

Parmi les assassins professionnels qui n'aiment pas les militaires on peut rechercher ceux que l'armée a refusés. Dans la région de Toulouse, il n'y en a pas des centaines. Si on croise ce fichier avec ceux qui ont été entrainés à tuer et qui n'appartiennent pas au "grand banditisme", puisque le mobile ne fut pas le vol, on retrouve la douzaine de "Fous d'Allah" qui rentrent chaque année de leur stage Erasmus au Pakistan. Avec cette analyse évidente, si chacun avait rempli son rôle, la centaine de policiers concentrés sur l'affaire auraient dû découvrir l'identité du meurtrier en quelques jours.

Jamais alors, l'ignoble tueur n'aurait conduit la barbarie à ce qu'au XXIème siècle, en Europe, un homme tire dans la tête d'un enfant de trois ans à bout portant, à cause de sa religion. 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:56

Lundi matin lors de la commission permanente du Conseil général, nous respectâmes une minute de silence en hommage aux victimes du tueur dément. Demain une nouvelle minute sera proposée devant le monument aux morts de notre ville.

 Soixante secondes offertes pour une noble cause, n'autorisent pas à oublier le monde barbare qui nous entoure et la sauvagerie dans laquelle le malade mental voulait faire basculer une fois de plus, notre démocratie.

J'irai plus loin, une minute n'absoud en rien les pensées et les actes racistes de ceux qui s'y seraient soumis, de ceux qui auraient creusé le terreau pour générer de telles monstruosités.

Une minute offerte par intérêt, ou destinée à être exhibée comme une médaille, sorte de passeport électoral permettant de faire main basse sur les voix de gens sincères, résumerait l'acte à un cynisme odieux utilisé pour abuser plus facilement des gens honnêtes. j'espère qu'il n'en sera rien, que les secondes de garde-à-vous ne se résumeront pas à une mise en scène pour photographe.

Dans tous les cas, la preuve de son éthique ne dépend pas de quelques secondes exemplaires. Nos idées et les faits qui en découlent, définissent notre morale. Les conséquences de certaines outrances et du franchissement des lois ne peuvent être acceptées de ceux qui revendiquent un rôle de leader.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:46

En 2006, la France stupéfaite découvrait un monstre, Fofanna, qui avait torturé à mort un jeune, Ilan Halimi, parce qu'il était juif. Notre pays avait généré une bête immonde qui deux ans plus tard, cherchait à publier un livre sur son meurtre. Une bête inhumanisable.

En 2009, lors des élections européennes, Dieudonné proposait une liste "anti-sioniste". Lui, dont la famille connut racisme et esclavage, ricanait de la bonne plaisanterie qui aurait plu à ceux qui enchainèrent ses ancêtres.

En 2012 en France on tue un enfant de trois ans parce qu'il est juif, et deux autres à peine plus grands pour la même raison.

Face à tant d'ignominie il est légitime de réclamer:

_ Qu'on ne nous trompe pas comme à l'époque de l'attentat de Copernic en faisant croire qu'il s'agissait d'un nazi, alors que le meurtrier était un terroriste du Moyen Orient qui coula des jours paisibles au Canada.

_ Qu'on ne banalise plus jamais le racisme. Il est temps de rappeler qu'on ne peut accepter de racisme "ordinaire", de racistes "pas méchants", de propos raciste "qui ne voulait rien dire", de fait raciste qui "serait vrai".

Toute pensée, toute déclaration, tout écrit, tout acte raciste est condamnable et mérite une condamnation. Toute personne qui par intérêt, par amitié, par sympathie, camouflerait une preuve de racisme est complice.

Que penserions-nous de celui qui aurait protégé Papon, parce qu'il ne s'était pas rendu compte à l'époque, ou parce qu'il était vieux ensuite, ou parce que ce n'était pas ce qu'il pensait vraiment faire, ou parce qu'un coup de tampon après tout ce n'était pas si grave!   

Aujourd'hui, 19 mars 2012, après la tuerie de Toulouse plus personne ne doit oser cacher un Papon.

Il n'existe pas de gentil Papon! 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 19:12

 

treblinka.jpg

 

 

Pendant quelques semaines a plané une menace: tout blanc étant suspect de racisme une surveillance à son insu, sous l'aspect d'un contrôle de sa vie professionnelle et au-delà, de ses pensées, semblait légitimé. En effet le mal dont il fallait l'expurger existait par essence.

Jour après jour des pages de commentaires analyses et avis concernant l'un des plus emblématiques d'entre eux, Laurent Blanc, étaient déversés dans les journaux, avant le moindre procès et avant d'accepter l'incroyable: il ne s'agissait que des effluves de poubelles fouillées.

On était bien loin de Galliano droit dans ses bottes taillées pour le "pas de l'oie" et de ses pères spirituels. 

  

Car hier, celui qui fut condamné à mort en 1988 lors d'un procès pour avoir participé au gazage de près de 100.000 juifs à Treblinka sous le surnom d' "Ivan le Terrible", celui dont la responsabilité a été établie dans la mort de 29.000 juifs à Sobibor cet "homme" est ressorti après n'avoir purgé que 2 ans de prison!

Cet homme démasqué en 1970, à force de recours, d'appels, de demande de suspension d'extradition, de prétendus problèmes de santé a été condamné hier 12 mai 2011, à 5 ans de prison transformés en 24 mois de peine, déjà effectuée.

Ce meurtrier raciste n'a jamais exprimé de regret et encore moins de honte.

 

À sa libération hier, Demjanjuk a retiré les lunettes noires qui lui servaient d'écran vis à vis de ses accusateurs, pour se faire photographier.

 

La participation de ce nazi à l'extermination de 129.000 juifs ne lui a valu que 2 ans de prison préventive!

"Le Figaro" accordait aujourd'hui un entrefilet de 9 lignes à l'information!  

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 09:23

"L'homme apparaissait comme suspect depuis longtemps et la surveillance s'organisa pour débusquer l'ignominie latente. "Il n'était pas conscient de sa culpabilité" clâmèrent des suppôts, en fait complices dont il faudrait s'occuper plus tard.

Comment nier? Le crime l'habita dès sa naissance, la faute semblait bien intrinsèque, pourquoi accepta-t-il ce nom de "Blanc"?

Pourquoi avait-il choisi un sport où la victoire était due à ceux qui représentaient le plus harmonieusement la Diversité Culturelle Française (DCF), et dont les homonymes de ce sportif confisquaient la gloire? Cet opportuniste utilisant la sueur des autres, n'aurait-il pas insidieusement poussé les membres de la DCF à effectuer une photo entre eux, ce fameux cliché "entre blacks",  pour qu'elle puisse servir lâchement de charge anti-DCF ensuite?

L'abject était atteint, cela méritait des moyens sans limite: dénonciations, surtout anonymes car effectuées sans contrainte, micro-cravate, portables ouverts, témoignages d'anciennes relations aujourd'hui distantes. On ne retiendrait que  preuves à charge. Le tribunal serait étendu aux plateaux  télés, les débats organisés par les journalistes et les avocats seraient disqualifiés. Le coupable ne pourrait pas se moquer de la justice.

Qu'il remercie d'être en France en 2011 à une époque où, à 10 000 km, un père de famille malade était assassiné en pleine nuit devant son épouse, condamné à mort sans procès par des services secrets étrangers, exécuté dans sa modeste demeure, d'où il pouvait voir chaque soir les moutons paître sur les contreforts de la colline de Shimla dans les rayons du couchant, à deux pas d'Islamabad."

Cet article est dédié à "Marianne" et aux journalistes émus par les corridas, avides de bons plans lors des tueries de bébés phoques, endeuillés par la mort de Ben Laden mais sans état d'âme pour un humain honorable trainé dans la boue, lynché médiatiquement, qu'on a détruit psychologiquement et dont ils se détournent, à peine génés, après avoir appris que malheureusement marié à une femme originaire du continent africain l'accuser de racisme ne tiendra pas.   

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 16:18

 

Mediator: que firent nos élus, les grands hommes (ou femmes) que l'on plaça à la tête de la Santé pour veiller sur nous?

 

On imagine Kouchner, entre deux prises de vue, épuisé par la pose: un sac de grains sur l'épaule droite, une mêche de cheveux scellée par Cadonett lui barrant le front, la canine gauche (très visible) scintillante, des gouttes de brumisateur ruisselant sur les joues, les manches de sa chemise Cerruti relevées, Kouchner attendant ce mot dont dépendait toute la campagne de la France pour aider les populations somaliennes affamées: "Moteur". 

Cet homme très affecté par la pire des détresses humaines: la faim qui tue, comment peut-on penser qu'il aurait quitté les caméras en pleine action pour se pencher sur les médicaments amaigrissants?

Quelle indécence de réclamer des explications au "French doctor" qui se voyait déjà "French professor", en effet très occupé à l'époque par cette demande qu'il avait formulée, de créer une nouvelle spécialité médicale, osons l'écrire,  taillée pour lui et dont il n'aurait pas dédaigné être le premier professeur aggrégé: "médecine du monde". Mais le plus complexe fut la dénomination: le mot "monde" se résumait par géo or celui qui étudie une science est désigné grâce à un nom finissant par logue (du grec logos, étude), il serait donc devenu "géo-logue", ou "médico-géo-logue". On tergiversa médita, et la main passa, comme le ministre. 

 

 Pourtant tout ça se situait après Georgina Dufoix qui indigna l'opinion publique lorsqu'elle se jugea "responsable mais pas coupable" de l'affaire du sang contaminé par le virus du Sida. On rappelle que pour économiser quelques tests, notre inquiétante Harpagon reporta de plusieurs mois le dépistage du Sida dans les flacons de sang à injecter aux malades, bien qu'elle ait su que ceux-ci étaient potentiellement dangereux.

La gorgone laissa transfuser de jeunes patients, en particulier les hémophiles, qui contractèrent la maladie!

 

La cause dont s'était entichée notre ministre-professeur Nimbus et qui lui prenait tout son temps, reposait sur deux découvertes estimées comme majeures. L'Elisabeth Tessier qui devait la coacher à cette époque le lui avait certifié. 

En était issu un projet, tout simplement colossal, qui devait révolutionner...le monde de la santé! Cette mère Grandet voulait réaliser des économies et mettre à la portée de tous des thérapeutiques hors de prix, sans dépense!

 Pour réaliser ce rêve impensable qui allait changer les hommes, elle avait décidé d'utiliser deux théories injustement méconnues. Disciple de Théophrast Paracelse, médecin chimiste (mais du XVè siècle) elle voulait prouver qu'un produit pharmaceutique donné à dose homéopathique (dilué au centième) restait aussi efficace que le produit en question et... ça tombait sous le sens: cent fois moins cher. Tel un puits de science elle associa à cette découverte celle de Benvéniste sur la mémoire de l'eau: vous preniez une molécule à dose homéopathique vous la faisiez passer dans de l'eau vous récupériez la molécule mais l'efficacité demeurait grâce à l'eau et à la mémoire qu'elle gardait du produit. Le médicament étant retrouvé, le coût était réduit à zéro, la toxicité aussi. En quelques éprouvettes notre "alchimique" ministre prouvait que la Pierre Philosophale n'était finalement que de l'H²O!

 

Les vapeurs d'eau à mémoire venaient d'attaquer les cellules grises de la béate provoquant des lésions irréversibles. Il ne faut pas s'étonner de cette banderole brandie par des médecins inquiets lors de manifestations contre elle: "Georgina, pas que malade Dufoix".

Incroyable mais catastrophiquement vraie!

 

Il ne fallait pas s'étonner que la population atterrée imagine que "n'importe qui pouvait devenir ministre".

 

Qui, dans ces conditions, eut osé lui parler de Médiator?

 

Elle ne fut pas la seule à inquiéter. So what? So, Jack (pas Lang mais Ralite) désirant montrer son implication dans le monde médical décide d'assister à une intervention chirurgicale, en live. Il en perd connaissance et est évacué... à l'étage inférieur. À cet homme sensible, comment parler d'un médicament qui serait susceptible de tuer 1000 personnes, ou bien il fallait d'abord l'hospitaliser. 

 

Jack avant, Georgina ensuite, le drame bascule alors vers la tragédie car les ministres de la santé suivants, sachant que, quoi qu'ils fissent ils n'atteindraient pas ce niveau d'incompétence, aboutissent au "tout est permis".

 

Mattéi, Hubert, Aubry, Bertrand, Bachelot  même pugnacité... pour leur réélection, même battage médiatique avec discours enflammés, promesse de vie éternelle... contre parfois des milliards de dépense en vaccins inutiles, mais quand on aime nos votes, ils ne comptent pas.

 

Et maintenant que la coupe de comprimés est pleine que vont-ils faire?

Non, pas la boire.

 

On aurait pu assister à une espèce de radeau de la Méduse, un Fight Club où les hommes politiques se seraient étripés.

Ils ont choisi la réponse "Choeur des Vierges", à l'unisson:

_ "Ils n'ont pas été au courant... ils étaient en état d'alerte permanent" indique avec sérieux le secrétaire national à la communication du PS, M. Assouline, au sujet de Kouchner et Aubry responsables de la Santé en 98.

_ "Je n'ai jamais été au courant" déclare Martine Aubry.

_ "Difficilede comprendre pourquoi les alertes ne sont pas remontées" précise courageusement notre bon M. Hirsch, à l'époque directeur de cabinet de Kouchner.

_ "Je n'ai jamais vu aucun document sur ce médicament" ajoute Elisabeth Hubert, ministre de la Santé en 95.

 

Drapé dans la toge de l'innocence, avec une indignation qui nous tirerait des larmes, Xavier Bertrand, nouveau mais aussi tragiquement ancien ministre de la santé, ose cette tirade mémorable:

_ "Je veux tout savoir sur ce qui s'est passé..." 

 

 

Quant aux français on va tenter de leur faire penser à autre chose de plus important, ou bien leur proposer ces nouvelles molécules à base de morphine qui vont remplacer le Diantalvic.

Ils vont un peu dormir beaucoup rêver et après... bien voter!  

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 21:55

 

 

Mediator, qui serait responsable de 1000 à 2000 décès, cessera ses Mediator diabèteactivités pharmaco-très-toxiques dès 2011. Les responsables du laboratoire Servier sont catastrophés par... l'effondrement des actions, le "coût" pourrait être fatal à la société pharmaceutique.

  

Tout médecin est atterré par ce scandale, tout patient catastrophé par ces élus incompétents qui ont été sensés les protéger (Ralite, Juppé, Aubry...).  

 

Ce produit n'étant prescrit par aucun des grands services de diabétologie, hormis peut-être ceux qui ont accepté de réaliser l'étude sur son efficacité et ont dû être grassement indemnisés, cette molécule ne rentrant dans aucune des 4 catégories de thérapeutiques proposées dans cette maladie prise en charge à 100%, ces comprimés n'ayant convaincu ni les diabétologues ni les patients, lors de son nouveau lancement en 87, le labo misa sur la comm'.

 

Subtilement, on introduisit dans le chapitre "indications" du Vidal un paragraphe qui mentionna: "Adjuvent du régime adapté chez le diabétique avec surcharge pondérale". Certains propagèrent alors une rumeur: "ce médicament traiterait le surpoids chez les diabétiques, et il n'y aurait pas de raison qu'ils soient les seuls à en profiter"; adroitement on associa une preuve à la démonstration: le remboursement par la sécurité sociale, à 100% chez les sujets en Affection de Longue Durée!

Mais, plus les obèses en consommaient moins ils maigrissaient, car non seulement le Médiator ne permettait pas de maigrir mais les patients mangeaient davantage pour fêter les kilos bientôt perdus.

Il fallait donc en réclamer davantage aux médecins, forcés de prolonger leur première et fatale ordonnance.

 

Sauf qu'indépendamment des risques à long terme (les mille et plus décès), prescrire ce type de médicament à des non diabétiques était hautement périlleux.

 

Tout le monde connaissait ce "montage", beaucoup faisaient semblant de ne pas le savoir, dans le cas contraire devant les quantités prescrite et la santé superbe... du laboratoire on se demande ce que pouvait bien faire l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé? À quoi servait-elle? Ou qui? Et pourquoi rémunérait-on juteusement des "planqués" dans des structures inutiles?

Dans quel trou ce chapon dodu avait-il placé la tête?

Certainement pas celui de la sécurité sociale!

 

Il fallut redorer le blason label rubis (autour des pattes pour les sociétaires) de notre oiseau, si gras qu'il ne pouvait plus voler.

Il était temps de plaire à ceux qui distribuaient les bons grains pour éviter la casserole. 

 

On s'acharna donc sur un médicament qui coûtait trop cher à Dame Sécu. Complaisante elle leur proposerait bien sa volière dans le cas où la tempête médiatique les laisserait sans fromage à grignoter. Ils s'abattirent sur un produit très prescrit car efficace: le Diantalvic. La sécu allait jubiler, ronronner et qui sait... les remercier. On fouilla, chercha et trouva: DEUX MORTS!!! Malheureusement il s'agissait de deux suédois qui avaient acheté les boites pour se suicider! On n'allait pas interdire l'utilisation de couteaux pour manger, à cause des meurtres par arme blanche, ni interdire la Josacine parce qu'un fou avait introduit de l'arsenic dans un flacon pour tuer un rival?

 

Ca se sut. Il fallut corriger courroux et indignation de pacotille... et trouver une nouvelle bannière.

 

 Ainsi nous reçûmes une lettre où était indiqué, concernant le Diantalvic: "un risque de modification de l'électrocardiogramme pourrait exister chez le sujet âgé aux doses thérapeutiques maximales...". 

On est bien loin des 1000 à 2000 morts du Mediator!

 

Pour montrer leur présence tous azimut sur le terrain le "Directeur Général" de la fameuse (pour ses membres) agence nous adressait en supplément:

"l'affichette "bébé tousse" actualisée"!!!

 

On a frôlé le surmenage. Sur ce lac démonté, la bouée des RTT fut la bienvenue...

 

(suite dans quelques jours...)

 

 

 

 

   

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 13:34

                                           001-copie-1

 

  Depuis 30 ans Israël vit comme Pompéï, mais si cette ville s'épanouissait dans l'ignorance d'une catastrophe possible, la différence pour l'état hébreu vient de la crainte permanente de l'explosion d'un Vésuve.

 

  Certes le pays déborde de richesses, des villes éclatantes sont sorties du sable (Eilat, Tel Aviv...), une agriculture digne des pays européens s'est substituée à la monoculture de dattes, le dépot de brevets par habitant reste le premier au monde, mais une impalpable angoisse plane qui serre le ventre des mères lorsque l'enfant rentrant de l'école est en retard de plus de cinq minutes, lorsqu'un "encore ado" part effectuer son service militaire pendant trois ans, sans compter les alertes rouges qui, par exemple, cinq jours par semaine laissent 15 secondes aux habitants de Sdérot pour trouver un abri "renforcé" avant que le qassam lancé de Gaza n'explose... au hasard !

 

  Pourquoi en est-on arrivé à cette situation?

 

  Parce que la position d'Israël, que ce pays n'a pas choisie, se trouve être totalement hors norme: il s'agit d'une "non-paix", beaucoup plus dangereuse que la paix, bien plus inquiétante que la guerre.

  

  La fin de la guerre a été signée avec l'Egypte en 1979, mais souvenons-nous que l'attaque de Kippour a complétement surpris les israéliens. Le Mossad s'est révélé incapable de prévenir le gouvernement d'une invasion pourtant conjointe de la Syrie et de l'Egypte chaperonnés par l'URSS, ceci à une époque où chacun semblait privilégier la carte diplomatique. Cette paix est-elle vraiment définitive ou à géométrie variable, et les services secrets ont-ils amélioré leurs sources pour garantir la sécurité du territoire?

  D'autre part, la Syrie, la Jordanie et le Liban voisins n'ont pas conclu de paix et l'incontrolable président iranien dans l'imminence d'acquérir la bombe atomique ajoute à l'incertitude et l'instabilité de cette partie du moyen orient.

 

  Sur le plan intérieur la terreur des Human Bombs s'est apaisée mais au prix de la création du mur qui, quelles qu'en soient les raisons, véhicule une image négative au plan international, ce qui ne manque pas de peser sur la crédibilisation de chaque action décidée par le gouvernement  israélien. L'autre drame reste celui des obus lancés régulièrement depuis Gaza en direction des villes du sud (environ un par jour) et qui menace chaque famille juive dans un rayon de trente kilomètres autour de la bande de ce territoire controlé par le Hamas. Puisque les obus sont fabriqués à partir de produits parfois simples (du sucre mélangé à des engrais) le blocus a été décrété, avec un effet positif. Bien sûr des roquettes peuvent passer par les tunnels qui aboutissent en Egypte, mais la corruption, l'absence d'intérêt des gangs qui les controlent à perdre leur temps et de l'argent dans des actions terroristes, de nature politique, ont permis une nette diminution du risque. Mais là encore au plan international, habilement manipulées et déformées par les défenseurs des "palestiniens", les informations concernant le blocus jettent un nouveau discrédit sur Israël.

 

  Il devient alors aisé de caricaturer pour tenter de justifier l'image "limite" que de Gaulle avait fait endosser au peuple juif.

 

  Il devient simple aux tenants de l'antisémitisme de se faire plaisir, aux antisionistes d'en rajouter, et aux pacifistes de se déculpabiliser en prônant la paix avec les palestiniens.

  

  Une paix mortelle pour Israël, en l'état actuel des choses bien évidemment.

 

  Avant de signer un "adieu aux armes" il faut vérifier que tout danger ait disparu, que les accords soient sincères fiables et définitifs. Or le Hamas, mouvement estimé terroriste par l'ONU, vient de rayer de Gaza l'OLP de Mahmoud Abbas. Celui-ci s'est replié in extrémis sur la Cisjordanie. Dorénavant, quelle organisation représente le plus solidement les "palestiniens"? Pour combien de temps? Quel dirigeant arabe pourrait garantir son engagement? Un seul état européen oserait-il se porter caution d'un pacte entre l'une des deux entités palestiniennes et Israël? Après avoir enseigné pendant des années la haine envers un peuple, qui croira au respect d'un traité par une population en grande partie fanatisée?

 

  Assurément du coté du monde arabe les Anouar El Sadate ont disparu, et en face faute de grand moment la population n'a pas pensé utile de partir en quête d'un David Ben Gourion ou d'un Yitzhak Rabin.

 

  La paix donc oui, mais difficile pour maintenant.

 

  Dans ce contexte que penser du blocus?

 

  Cette mesure a été mise en place uniquement pour éviter que les groupes terroristes ne se réarment et ne continuent d'envoyer des missiles sur les populations civiles d'Israël, car tous les moyens sont utilisés par ces fanatiques ultra-violents pour se réapprovisionner ou fabriquer des bombes de manière artisanale. Des ambulances peuvent transporter des kalachnikovs, des matières premières dont on se sert quotidiennement et des produits d'entretien une fois mélangés peuvent servir d'explosifs. Comment faire pour tout controler, quel pays accepterait de garantir la fin du bombardement des civils israéliens par les extrémistes de Gaza? En particulier quand on sait que ces terroristes n'hésitent pas à sacrifier femme ou enfant en les bardant de ceintures explosives, qui leur accorderait sa confiance?

 

  Pourquoi ne pas avoir dérogé à cette mesure lors de l'opération "humanitaire"?

 

  Le but de l'armada "pacifiste" était de créer une brêche dans la loi érigée, avec l'idée bien précise de la faire disparaitre. Mais reconnaissons que ce n'est pas un convoi qui va résoudre le problème de l'aide à la population de Gaza, et qu'à l'époque où l'OLP avait reçu des sommes considérables de l'Europe, de l'ONU pour construire des entreprises et développer l'agriculture sur ce petit territoire, l'opinion internationale eut la surprise de découvrir dans le magazine Forbes en 2003 que Yasser Arafat atteignait, avec 300 millions de dollars, la sixième place dans le classement des plus hautes fortunes du monde et qu'en parallèle 900 millions de dollars d'aides avaient disparu selon le très sérieux FMI.

  

  L'humanitaire ne mérite-t-il pas qu'en son nom chacun se dépasse?

 

  Vous avez pensé "humanitaire", soit mais le logo ne suffit pas. Rappelons-nous l'opération "Pétrole contre nourriture et médicaments" au moment du blocus de l'Irak (avant la chute de Saddam Hussein), quelle noble et généreuse idée, au nom de la misère et de la maladie on allait dépasser nos conflits pour distribuer du blé, du riz à ces enfants qu'on nous exhibait au journal télévisé, mourant de faim ou de maladies. En fait ces passages à la télévision relevaient d'une simple enseigne derrière laquelle, au nom de la détresse d'enfants s'est déroulée la plus formidable opération de pots-de-vin et de corruption au monde, dans laquelle trempèrent sénateurs français, anglais, autraliens et même le fils d'une haute personnalité de l'ONU.

  Pour le plus grand bien de la cagnote de Saddam Hussein, chacun se régala, non de quelques dollars de plus, mais de millions de dollars. Quant aux enfants personne n'eut plus jamais de leur nouvelle.

  

  Cette fois ce sont de  gentils néo-soixante-huitards, barbus et en jean qu'on a fait parler de pauvreté et de  dénutrition sur les écrans de télévision, ceux-ci étaient sur les premiers bateaux. On regrette de ne pas avoir pu visionner ceux qui maniaient les barres de fer en professionnels et les hâches comme des vikings.

  On ne sait si nos prix Nobel écoutaient les douces mélopées de la richissime Joan Baez, mais quel dommage d'avoir été associés même involontairement à une opération purement politique. 

  Recevoir un prix Nobel de la paix exige beaucoup de discernement ensuite lors des décisions à prendre, des engagements à soutenir, ce titre devrait interdire toute naïveté dans les positions défendues pour mieux souligner la force d'une action lorsqu'elle est menée.

Encore une fois, la paix est nécessaire, à moyen ou à court terme mais pas ainsi, et avec n'importe qui.

  Ce n'est pas par hasard que le dernier Nobel de la paix (le président Barack Obama) s'est tu, il ne s'agissait pas de faiblesse, mais il était indispensable que lorsqu'il l'exigera la solution trouvée soit respectée car juste, définitive et sans appel.  

 

  J'ai lu les réactions d'un ancien premier ministre. Avant de s'exprimer sur ce sujet il faut partir là-bas sans garde du corps, et découvrir Israël, ses symboles, sa magie, son souffle puis en deviner les tragédies devant herses, barbelés ou jets de pierres. Alors, il restera à méditer les réflexions de chacun, à la lumière des images qui auront envahi votre esprit, s'y seront gravées, se souvenir que des Amos Oz (écrivain, cofondateur de "La paix maintenant") s'ils s'expriment contre le gouvernement israélien, ils le font parce que ce pays est une démocratie au service des hommes, de tous les hommes quelles que soient leurs convictions, à la différence des pays qui l'entourent.

 

  Il est bon que des Amos Oz disent leur souffrance de ne pas connaitre la paix.

  Même si on espère la leur offrir, quand le temps sera venu. 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:00

 001 Dans ce dossier à la fois sensible et complexe toute simplification, toute attitude passionnelle, toute réaction à l'emporte-pièce n'aboutissent qu'à fausser les réflexions et les conclusions qu'on peut émettre.

 

  Si Israël proclame son indépendance le 14 mai 1948, la conquête de Jérusalem fut menée par David au XIè siècle avant notre ère. Son fils Salomon y construisit le Temple grâce "aux pierres de son pays, aux cèdres et aux genevriers du Liban" selon le chapitre V du Livre des Rois. Cet édifice qui devait recevoir l'Arche d'Alliance sera détruit deux fois (en 587 avant J.C. par Nabuchodonosor  puis Titus en 70 après J.C.).

  Sur le mont Moriah, lieu de ses décombres, au VIè siècle de notre ère Mahomet est amené par sa jument El Bourak pour lui permettre de s'élancer vers le ciel. En 691 la Mosquée Al-Aqsa y est construite. Jérusalem, même si elle n'est pas mentionnée dans 'Le Coran", devient le troisième lieu sacré de l'Islam, malgré tout loin derrière La Mecque.

 Rappelons que dans l'enceinte de la mosquée se trouve le rocher du "sacrifice d'Isaac", et que les fondations du site sont celles du Temple de Salomon, sacrées pour le peuple juif et que chacun connait sous la dénommination de "Mur des Lamentations", ou "Kotel".

  Quant aux chrétiens, ils se souviennent que c'est à quelques centaines de mètres de là sur le mont Golgotha que la Croix sera dressée, le trou dans lequel elle fut plantée reste visible dans le Saint-Sépulcre que construisit l'empereur Constantin en 335. Charles Quint en fit rebâtir la chapelle, après sa destruction par le sultan Hakim au XIè siècle. À l'intérieur  de ce lieu partagé par catholiques arméniens et orthodoxes se trouve le tombeau de Jésus.

 

 

  Il faut intégrer l'ensemble de ces informations pour commencer à comprendre la valeur symbolique de cette terre; et si nous évoquons Jérusalem, innombrables sont les autres lieux d'Israël qui recèlent de références aux trois religions monothéistes.

 

  Voilà pour l'histoire des religions, mais au plan politique le XXè siècle se montra aussi riche que les trois millénaires qui l'avaient précédé.

  

  Cinq vagues d'immigration juive se succéderont sur ce territoire, liées à la révolution russe, la guerre, à la montée du nazisme ou à d'autres évènements. En parallèle le général Allenby conquiert la Palestine en 1917, et le ministre des Affaires étrangères anglais imprime son nom dans la "Déclaration Balfour" visant à créer un Foyer national juif sur ce lieu.

  Le 29 novembre 1947, l'ONU vote la fondation d'Israël.

  Le 14 mai 1948, jour de la création de ce pays, Egypte, Transjordanie, Irak Syrie Liban, Arabie Saoudite envahissent le territoire israélien puis sont repoussés. Un armistice est signé dans l'attente d'une paix (celle-ci ne sera signée qu'avec l'Egypte... 30 ans plus tard).

  Après cette défaite, 500 000 arabes palestiniens quittent Israël de leur propre chef, 120 000 resteront.

  Le 5 juin 1967 éclate la guerre des six jours: l'Egypte a exigé de l'Organisation des Nations Unies qu'elle quitte les frontières alors qu'elle les gardait depuis le conflit de 1956. Un pacte est signé entre l'Egypte, Syrie, Irak, Jordanie en vue de l'invasion du petit pays. La défaite éclair de la coalition arabe permet aux troupes israéliennes de parvenir au canal de Suez.. Sinaï et Golan sont conquis mais ni la paix ni la reconnaissance du pays ne seront obtenues.

  En 1973, une guerre surprise est lancée par l'Egypte le jour sacré de Kippour. 700 000 hommes enfoncent les lignes d'Israël, mais des forces spéciales du pays agressé coupent l'approvisionnement de l'armée egyptienne à 101 km du Caire. Pour éviter l'humiliation d'une armée morte de soif, des négociations vont permettre de ravitailler les soldats épuisés et de réfléchir à la paix. Celle-ci sera obtenue en 1979, avec, contre la restitution de territoires chèrement conquis la signature d'une paix avec l'Egypte. Les égyptiens retrouvent leur fierté, Israël sa sécurité.

  Pour cet acte exceptionnel Anouar El Sadate, successeur de Nasser, et Menahem Begin recevront conjointement le Prix Nobel de la Paix.  

 

 

  L'autre aspect incontournable du problème réside dans le rapport de forces entre Israël et ceux qui contestent ses frontières et son existence.

  Entre ces deux entités la situation demeure inégale: Israël est 400 fois plus petit que  les pays du monde arabe autour de lui, et sa population représente 50 fois moins d'habitants. D'autre part le pétrole que possèdent les pays du moyen orient accentue leur puissance. Néanmoins, Israël possède des forces armées nettement supérieures à celles de ses voisins.

 

  Dans ce contexte lourd, toute erreur peut être tragique pour les belligérants, ou pour le monde. 

 

  Or, l'état de guerre existe encore entre ce pays et certains de ceux qui le cernent. D'autre part, les palestiniens confinés dans la bande de Gaza et la cisjordanie continuent de bombarder les villes israéliennes ou de provoquer des attentats. 

 

  Ces situations religieuses, politiques, économiques ne manquent pas d'influencer les décisions prises par les dirigeants israéliens aujourd'hui, ceux du monde arabe et des pays occidentaux aussi. Il était important de se remémorer ce passé avant d'analyser la situation actuelle. 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:20

DSC05452  L'histoire du drapeau français "souillé" aura provoqué plus de réactions outrées, ministérielles ou autres, que la déportation et l'extermination des juifs, pendant les années de guerre.

  Comment ne pas méditer ce constat, aujourd'hui 25 avril, "Journée nationale de la Déportation".  

  Une journée souvenir qui permet d'emballer peser.... oublier. 

  Puisqu'officiellement ce jour là on a tous pensé à cette horreur, on peut "fermer le ban", effacer la tâche. Une souillure parmi d'autres,

avec cette déportation française de Drancy, qui érigeait la France "allemagnifiée" en bon élève des pays occupés, avec cette francisque réclamée par F. Mitterrand, M. Couve de Murville et le père de V. Giscard d'Estaing, cette francisque dont le serment qui l'accompagnait indiquait: "Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France, je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne", avec cette dénazéification engagée courageusement par la plupart des pays, mais qui permettait à des présidents de la République de conserver des amis comme Bousquet et Papon!

 

Je pensais à tout cela en me recueillant à midi devant la plaque commémorative apposée rue Grandville sur le mur de ce qui fut une école d'où, le 22 juillet 1944, 19 petites filles juives et leur maitresse furent arrétées, puis déportées, exterminées.DSC05451-copie-1

 

Aujourd'hui, j'aurais pu choisir comme citation celle du 13 mars 1942: "J'ai vu le Maréchal au théatre: il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre". Le théatre... le "beau" Maréchal, neuf mois après la Grande Rafle, quelques mois avant celle du Vel d'Hiv' et alors que les déportations se poursuivent, F. mitterrand va au théatre admire ce visage de belle allure, pendant que d'autres sont enfermés derrière les barbelés à la merci de balles tirées depuis les miradors. Ils ont été arrétés par des gendarmes bien consciencieux pour être emprisonnés dans des conditions inhumaines.

Leur délit? Imprescriptible car immanent: délit de religion et pire, délit de naissance!

Les gendarmes arborent la nationalité française, le lieu se situe en France, à deux pas de Paris, à Drancy.

Sur les 67 000 déportés juifs 3% reviendront des camps, parmi eux Marcel Bloch, futur Marcel Dassault.

 

 

J'ai préféré à cette phrase de l'ancien président de la République, une citation de Vladimir Jankélévitch sur le pardon impossible, car pour ce philosophe les actes d'une personne doivent être en accord avec sa morale.

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